La nuit n’est pas bon compagnon sous le ciel malagasy

( du 07 SEP 2011)
Madagascar est en passe de faillir à sa réputation de « pays où il fait bon vivre ». Un couple de Français a été victime d’une agression dans la nuit de samedi à dimanche, dans la vile d’Antsiranana. Plusieurs coups de couteau à la gorge et sur le flanc pour l’homme et des blessures au bras pour la femme. Quelque chose d’anodin par les temps qui courent, pour les nationaux, mais une fois sortant de l’ordinaire en touchant des étrangers, ces faits revêtent un autre caractère. En tout cas, la diligence des autorités policières et la justice est encore une fois sidérante à plus d’un titre : il faut un responsable à emprisonner et ce sont ceux qui se trouvaient à proximité qui morfle. La mise en examen et le placement en détention provisoire des trois vigiles pour non assistance à personne en danger ont été d’une célérité…
Quand on sait que la France recommande explicitement à ses ressortissants, via le site web du Quai d’Orsay (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/madagascar_12283/index.html)la plus grande prudence en disant : « la persistance de tensions politiques peut très ponctuellement générer des rassemblements à risque dans la capitale. En outre, la sécurité des personnes et des biens n’est pas toujours assurée et nécessite certaines précautions : fermeture des portes (immédiate après installation dans le véhicule) et des vitres des véhicules, de jour comme de nuit, dans la capitale, vigilance dans les lieux touristiques en ne portant pas d’objets pouvant attirer la convoitise (même jugés sans valeur). Les déplacements interurbains à Madagascar sont possibles mais toujours fortement déconseillés de nuit » (sic). Il faut croire ce couple de français, en passant outre ces recommandations, en a eu pour ses frais, et c’est bien dommage !
Il est vrai que les problèmes d’insécurité sur les routes sont loin d’être résolu. Encore que la solution de facilité trouvée a été juste de fermer la nuit les tronçons de route estimés dangereux. Les actions du genre, patrouilles, quadrillages et ratissages sont surement à proscrire de peur de faire du mal aux gendarmes et autres militaires armés, mais bon on ne peut pas satisfaire tout le monde, ça on le sait maintenant. Les planqués des grandes villes et agglomérations ont encore de beaux jours devant eux à ce rythme là.

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