Et ces morts-vivants, où en sont-ils ?

(Du 05 SEP 2011)
Cette difficulté maladive pour arriver à se fédérer afin de trouver une solution commune à la crise est somme toute assez logique depuis que l’entité qui s’est toujours positionnée comme étant les « ray aman-dreny » légitimes ont jeté l’éponge et se sont retiré du devant de la scène. Qui d’autres que les « ray aman-dreny am-panahy » pourraient bien avoir une relative ascendance sur les ouailles ? Mais depuis les bras de fer et les bisbilles entre les dirigeants des grandes Eglises chrétiennes de la Grande ile, l’entité qu’était le FFKM a fait naufrage pour voir ses têtes dirigeantes sombrer dans l’oubli. Les qualifier de « morts-vivants » n’est pas loin du compte… Ils sont là sans être là !
L’on se souvient que la sollicitation manifeste envers les chefs historiques et religieux remonte aux fins de règne de l’ex-président Ratsiraka Didier, les dirigeants religieux chrétiens n’on eux de l’envergure au niveau politique qu’à compter de ce moment là. Un peu comme pour contrer les acquis traditionnels, contrer l’autorité morale des Ray aman-dreny et autres sages des villages et des bourgs en brousse. Ces Tangalamena, Andriana et autres notables qui n’avaient d’autorité et de respectabilité que dans leurs propres localités, pour éviter de dire fiefs, loin bien loin des réelles préoccupations citadines, là où se font et se défont les pouvoirs et les régimes. Mais voilà, ils sont là et on se doit parait-il de composer avec eux, mais pour faire quoi au juste ? Plus on les écoute plus on ne sait plus où on en est, ces apprentis politiciens complètement déphasés par rapports aux exigences de ce troisième millénaire et sa vitesse …grand V, ses hauts débits et sa mondialisation. Ces vieux qui ne savent plus à quoi s’en tenir. Lésée, la Grande Ile l’est avec l’absence de réels politiciens professionnels, trop accaparée par les politiciens d’opportunité et opportunistes, elle est loin de sortir du bourbier où elle s’est enlisée. Car même ces soi-disant « ray aman-dreny » ne sont là que pour leurs propres intérêts, au final, en exploitant encore et toujours les pauvres quidams que sont les malagasy. Plutôt dur de couper le cordon ombilical, faire le « miala sakana » pour le peuple malagasy, trop empêtré dans le fouillis atavique de la tradition et perdu dans les dédales du modernisme de cette nouvelle ère! Le malagasy est condamné à subir les périodes transitoires de plus en plus longues, et de plus en plus fréquentes : à en devenir une particularité bien malagasy ou une curiosité touristique ?

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