Au nom du pardon, du financement et du …reste

(du 21 SEP 2011)
La France moralisatrice, un schéma inédit peut-être mais qui a court depuis que le président français s’est ouvertement affiché soutenir la rébellion libyenne. Ainsi à l’issue d’une nouvelle réunion du groupe des « amis de la Libye », en marge de l’Assemblée générale de l’Onu, le président français a une nouvelle fois réitéré son souhait de pardon et de réconciliation pour les libyens ! Comme si cela pouvait coulait de source après les batailles entre les protagonistes dans cette guerre interne. On se prendrait à se croire être sur un ring où après le gong final, et après les bastons que les pugilistes se sont donnés, une accolade pourrait effacer les coups qui se sont donnés, une utopie plus qu’un rêve !
Comble du rikiki, voilà que Barack Obama joue dans la surenchère et appelle à une tenue « d’élections libres et justes », assorti d’une réouverture d’ambassade américaine à Tripoli. Une ineptie de plus pour un pays qui n’a jamais connu d’élection depuis plus de 40ans mais qu’on incite à s’y prendre au pied levé, du chiqué qu’on ne s’y méprenne pas !
Mais bon, c’est dans l’air du temps quoi ! Même pour la Grande ile, pourtant habitué à voir ses citoyens aller aux urnes, rien n’est évident. Cette signature de feuille de route n’est pas pour faciliter les choses comme on pouvait l’espérer. Un nouvel imbroglio en perspective, avec son lot de trafic d’influence dans tous les sens. Assurément, le changement de gouvernement que pourrait entrainer la fameuse ouverture préconisée par la dite feuille de route attiserait les convoitises pour les principales forces politiques qui sont à même d’influencer un tant soit peu l’opinion des … décideurs. Quoique pour les éventuels décideurs, si décideurs il y a, le choix n’est pas évident vu la géométrie fluctuante de l’univers politique malagasy. Les tergiversations des différentes mouvances dans la décision de signer l’accord depuis tout ce temps sont révélatrices des malaises dans le microcosme politique malagasy. En tout cas, la logique voudrait que le premier ministre actuel ne soit plus reconduit pout préserver l’équilibre précaire où l’on est actuellement. Reste à savoir quelle mouvance pourrait bien accoucher du futur nouveau chef de gouvernement. Quelques-uns sont déjà avancés, sans toutefois avoir de réelles cautions des autres mouvances. Pour sûr, les actions de lobbying sont surement en train de chauffer les méninges des politicards en mal d’autorité, de poste, de « siège » comme on aime à le dire si vulgairement. Brefs, des bousculades aux portillons des ministères et autres secrétariats d’Etat.

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