11 septembre, « Ground Zero » ou « World Trade Center 2 » ?

(du 12 SEP 2011)

Cette date du 11 septembre 2001 n’est pas et ne sera jamais une date exclusive dédiée au « World Trade Center ». Non, car celle-ci a eu le malheur de changer les donnes, changer les valeurs, changer du tout au tout l’art et la manière d’abordrer les choses au quotidien. C’est comme si, les deux tours jumelles anéanties par la folie terroriste, avait donné un souffle de renouveau dans le traintrain où l’on s’est habitué. Eh oui, les restrictions drastiques pour la sécurité et la sureté dans les aéroports, les guerres qui se sont faites durant cette dernière décennie en Afghanistan, en Irak, en Libye ne se seraient surement pas déclenchées sans ces coups à sensation d’Al-Quaïda !
Avec cette frénésie maladive de « l’anti-terrorisme », Les américains et ses alliés n’ont plus hésité – et n’hésitent plus d’ailleurs- à frapper et frapper fort toute entité qui s’adonne à cette pratique, que ce soit une organisation, un dirigeant ou même un Etat. Car qui pourrait affirmer que ce « printemps arabe » qui a secoué pas mal de pays arabes ne soit un corollaire des faits de guerre d’Al-Quaïda ?
Rien n’est encore joué pour le monde arabe qui se cherche, avide de renouveau mais toujours empêtré par les entraves de la religion qui ne cessent d’essayer de prendre le pas sur l’Etat… Mais quand bien même, le remodelage de la société, du régime d’un pays arabe ne se fera pas en un éclair. Le temps est à la fois un allier et un adversaire redoutable pour le peuple arabe.
Mais loin des perspectives religieuses et idéologiques des islamistes du genre de la bande à Ben Laden, le monde est passé au-delà de ce qu’ils s’attendaient à voir : la niaque de ne jamais se laisser abattre a été le plus fort ! Rien que pour le Ground Zéro, on est déjà en train de parler de « World Trade Center 2 » !
A trop s’attarder sur des détails, on peut rater le coche à coup sur. La Grande ile en fait malheureusement l’expérience avec cette longue- longue transition dont on ne voit pas le bout. Malgré l’annonce d’une énième tentative de signature d’une feuille de route à réaliser incessamment sous peu comme aiment à dire les africains du grand contient, on est loin d’être convaincu d’une issue positive pour cette année 2011. A coup sûr, l’année 2012 sera aura encore un goût prononcé de transition bien que l’on soit tenté d’arracher une approbation de la troïka qui compte dépêcher une délégation dans la grande ile cette semaine. Encore une fois, un « wait and see » s’impose…

Le ground zéro…

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