Performances et boule de gomme

(du 11 AUG 2011)
C’est une évidence pour la Grande ile : les malheureux et les déboires du foot sont ne passe de s’institutionnaliser. Pour cette compétition régionale aux Jeux des Iles de l’Océan Indien, l’équipe malagasy a sombrée corps et âme. La suite du programme est éloquente, l’ile Maurice affrontera la Mayotte en demi-finale alors que les Seychelles joueront contre la Réunion pour une place en finale, exit donc les Baréas. Chiche que d’une pirouette, la Fédération de Football trouvera des justificatifs bidon pour se disculper de cette mauvaise performance. Et comble du lot, elle s’en retrouvera confortée ! Sous d’autres cieux, elle tomberait mais au pays du « moramora », on peut toujours rêver ! Il est clair que l’éternel marasme où se vautre le football malagasy est surement corollaire à la longévité des membres de la fédération à leurs places. Loin de fustiger son président sur la pertinence de son mandat au sein de «sa Fédération », on est quand même amener à se poser des questions sur les réelles performances de celle-ci depuis qu’elle est en place.
Car en sports on s’est jusqu’à maintenant peu soucié de relever le faible rapport « qualité-prix ». Dépenser à tour de bras pour de piètre résultat, il n’y que dans la grande ile que pareil chose existe. Mais dépenser pour dépenser, autant y aller rationnellement non ? A l’instar de la pétanque, considérée un peu comme le parent pauvre du sport à Madagascar qui arrive, elle, à se hisser au niveau mondial et à s’accaparer des victoires et des performances, mondiaux excusez du peu, avec le peu qu’on lui octroi. Comble de l’ironie, actuellement, on se rend compte de la notoriété malagasy dans ce sport qu’est la pétanque et les opportunistes de tous bords s’activent à prendre le train en marche…
En sport collectif par exemple, le rugby malagasy, un autre parent pauvre du sport d’équipe malagasy dont la Fédération n’arrive pas pour ainsi dire à joindre les deux bouts, tant de fois en difficulté pour ses déplacements à l’extérieur s’est, malgré tout, hissée au plus haut niveau continental avec les maigres ressources à sa disposition. Une finale au niveau continental – une ineptie- à Paris, malgré une préparation insuffisante faute de budget est à mettre à l’actif de ce rugby pas toujours mis à la place d’honneur qu’il mérite dans le monde du sport dans la Grande Ile.
Un peut triste de voir que les «footeux» aient toujours la côte malgré l’absence de résultat ! Quand est-ce qu’on prendra en considération les « performances » comme critères d’éligibilité à participer aux grands rendez-vous sportifs ? Pas pour demain au train où vont les choses. Triste sort pour les « performers » potentiels qui n’ont pas eu leurs tickets pour les JIOI, faute de place et de budget grevés par ces « loosers » de « footeux ».

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