Le football « gasy » et ses déboires

( du 10 AUG 2011)
L’on se souvient de Jean-Paul Rabier, un sélectionneur de l’équipe nationale de Madagascar, un parmi tant d’autres qui n’a même pas l’unanimité des aficionados n’a pas fait long feu, il a été remercié pour cause de mauvaise performance de l’équipe nationale malagasy. Un mauvais départ dans les éliminatoires de la CAN 2012, battue par le Nigeria (0-2) et l’Éthiopie (0-1). Son remplaçant, Mosa, ancien capitaine de l’équipe nationale dans les années 1970, n’a pas non plus échappé à la « tradition ». En charge de l’équipe pour les Jeux des Iles de l’Océan Indien, ce dernier a fait choux blanc avec un nul face aux mahorais et une défaite face aux réunionnais ! Les malagasy ont été mis à mal par des … français ! Autant ne plus parler de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale, ce n’est pas le bon moment assurément, quoique…
A sa prise de service, Jean-Paul Rabier, était parti sceptique sur les chances des Baréas de gagner leurs premiers matches sous sa direction. Là encore, aux Seychelles, les fameux Baréas n’ont pas ratés le coche pour faire parler d’eux en mal. Les résultats déplorables pour les deux rencontres s’expliquent semble-t-il être dus à des questions de sous. Il faut se rendre à l’évidence, les bonnes performances ne se gagnent plus à coup de blablas mais comme c’est le cas lors de ces JIOI, les footeux mettent également dans la balance le blé. Les préparations à la va vite, on n’en parle plus, c’est le lot de pas mal de sportifs malagasy présents à ces jeux. Les meilleurs athlètes de l’Océan Indien sont là-bas surement pas pour la balade mais pour les performances. Malheureusement, la Grande Ile échappe à toutes règles ! Mais au moins on sait qu’à partir de maintenant, Il faut y mettre le prix pour arriver à gagner des matches : un budget conséquent, du temps également, de bonnes motivations à la clé.
Le mal qui ronge le football est assez caractéristique de ce que subissent les sports collectifs à Madagascar. C’est toujours côté porte-monnaie que ça coince. La population malagasy est pourtant une population jeune, et il est étonnant qu’avec une telle population, les sélectionnés soient tout le temps de piètre joueurs ! A moins que les jeunes soient tous des nuls ? Mais alors pourquoi le sont-ils ? Mal encadrés depuis leurs jeunes âges surement !

Publicités