On en est où au juste ?

Il y presque un an, des successions de communiqués fixant la tenue des élections législatives pour le mois d’avril 2011 et les présidentielles pour le mois de juin 2011 ont été pondus par les partis et associations politiques qui se sont réuni au CCI Ivato avec les représentants du pouvoir en place. Un an après, on n’en est plus là. La transition a poursuivi son bonhomme de chemin, et les échéances qui pourront être avancées ne correspondront plus à ce qui ont été annoncées un an plus tôt. Mais comme à ce qu’on se complait à ânonner dans cette chronique, « chat échaudé craignant l’eau », afin d’éviter les valses des dates, les moments de la tenue des scrutins n’ont pas encore été décidés, ou du moins révélés. D’ailleurs, la réalité est devenu toute autre: on parle actuellement de communales et régionales pour cette année.
A bien y penser, cette situation rajoute surement de l’eau aux moulins de pas mal de gens, pas pressés du tout d’en finir avec cette transition qui passera le cap de sa troisième année sans coup férir à ce rythme là ! La quatrième république, on le sait, a du mal à accoucher, une grossesse difficile mais qui sera résolu au forceps au train où vont les choses. En tout cas, les trafiquants de tout bord font des gorges chaudes, et continuent encore à faire parler d’eux. Un maire ainsi qu’un ressortissant indo-pakistanais et leurs dockers ont été pris en flagrant délit de « trafic de bois de rose » dernièrement dans la région Diana. Ils ont été surpris à bord d’un véhicule transportant pas moins de 341 rondins de bois de rose. C’est à se demander si c’est par défiance ou est-ce que ce sont les protections qui ont lâché ? Allez savoir ! De toute façon, actuellement on peut s’attendre à tout. Surtout qu’en ce début de jeûne du ramadan, on aurait pu imaginer un petit assoupissement…eh bien non !
La question sécurité, tant dans les villes que dans les campagnes s’effrite comme peau de chagrin, la population se repliant de plus en plus sur elle-même pour se « sécuriser ». Est-ce à dire que chacun balaye au devant de sa porte sans se soucier d’autrui ? C’est surement une des raisons pour lesquelles les trafiquants ont toujours pu opérer sans le moindre souci, par où ils passent chacun se murant dans son silence, dans son coin. Les insuffisances des éléments des forces de l’ordre censés protéger la population et faire respecter la loi y est pour quelque chose aussi, d’autant qu’avec les usurpations en tout genre, on ne sait plus à quel saint se vouer pour se protéger.

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