Mises à jour de août, 2011 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 8 h 48 min le 9 August 2011 Permalien | Réponse  

    Là où les borgnes sont rois… 

    Décidément, la circulation à Antananarivo peut réserver bien des surprises. Il est de plus en plus fréquent de constater la disparition des marquages au sol à force d’usure, tendant à induire en erreur les automobilistes. Induire en erreur est le terme exact car comment peut-on avoir toujours en tête, de mémoire, à moins d’être un GPS ambulant, les indications et balises ainsi que les autres marquages au sol sur la voie publique ? Il est bien beau d’ânonner qu’une fois le permis de conduire en main, on est censé tout savoir sur le code de la route ! Mais les panneaux, indications, marquages au sol on été inventés, instaurés et mis en place pour conforter un tout : le code de la route. Alors en l’absence ou à la disparition de ces derniers, c’est un cafouillis généralisé qui s’instaure.
    Analakely et ses modifications de ces derniers mois n’a jamais été aussi chaotique pour la circulation automobile. La gestion des bouchons, devenus lots quotidiens, n’a jamais abouti à quelque chose de rationnelle jusqu’à maintenant. Analakely, Soarano, Ambodifilao, et ses flux de taxi-be interminables qui jouent au rodéo à longueur de journée ; Andohan’Analakely n’échappant pas à la règle. Harassant de devoir passer par ces axes là. Même le week-end, on ne peut pas couper aux aléas de la circulation en centre ville.
    Mais il en a qui arrivent à tirer leurs épingles du jeu dans cette situation quasi-chaotique : les agents qui verbalisent à tour de bras profitant du flou sur les défauts de signalisation et autres marquages. Pensez donc, des policiers qui se font un max de chiffres juste en face du Tahala Rarihasina, se gaussant de la crédulité des automobilistes qui déboulent de la rue d’en face de l’hôtel Le Glacier pour bifurquer à gauche et remonter vers Andohan’Analakely : les marquages au sol à ce niveau ne sont pratiquement plus visible à mois d’y regarder à 1 mètre pour voir ce qu’il en est, ligne continue ou discontinue ? Eh oui, à un rythme de 2 voitures toutes les 5 minutes, faites le compte ! Et pas de discussion possible avec ces femmes policières qui vous dit, pince sans rire, « vous venez de franchir une ligne continue ». Une ligne continue des plus discutables pourtant vu la … « discontinuité effective » sur la chaussée ! Mais bon, on n’a qu’à obtempérer, on ne discute pas une décision d’un représentant de la loi, n’est-ce pas ? Mais en bougonnant que ce n’est pas évident de visu, on s’entend dire « allez au 1er arrondissement et demandez pourquoi c’est comme ça », eh bien, autant filer car c’est sur, on n’aura jamais raison… mais tout de même, pourquoi autant de voitures qui se sont fait choper sur ce petit bout de chaussée en une matinée de début de week-end ? Autant jouer la carte de la prévention en postant un policier là où ça prête à confusion jusqu’à ce que ce soit corrigé, plutôt que de sévir à tour de bras…

    Publicités
     
  • Alf Raza 8 h 47 min le 9 August 2011 Permalien | Réponse  

    De Canton jusqu’à la Grande Ile 

    Un point qui a été révélé par le premier conseiller économique et commercial de l’Ambassade de chine à Madagascar, Zhou Mangsheng : le volume, les valeur des imports-exports entre la Chine et Madagascar sont passé de 9 millions de dollars en 2001 à 100 millions de dollars en 2010, avec une augmentation de 10 fois de plus du côté des exportations malagasy vers le marché chinois pendant les 10 dernières années (sic) ! Comment interpréter ces chiffres ? A moins que cela se passe de tout commentaire ! Pareille évolution ne s’embarrasse d’aucun parti pris. Dans sa politique d’expansion à travers le monde, la Chine, tous les économistes s’accordant à le dire, est devenu un géant économique. Avec une démographique en pleine augmentation, longtemps « maitrisée » mais qui explose quand même par la force des choses, son ouverture à l’économie de marché, les conditions et niveau de vie, le développement des infrastructures, l’éducation de plus en plus généralisée et bien d’autres critères ont fait que le grand bond en avant n’a fait qu’augmenter l’appétit du géant pour trouver des ressources et des débouchés.
    Ainsi, pour la 110ème édition de la foire de canton qui aura lieu du 15 au 19 octobre 2011 en Chine, Madagascar a été sollicité avec le thème « Opportunités, coopération gagnant-gagnant et développement » (sic). La Chine, dans sa relation avec les pays à forte ressources minières ne s’embarrasse guerre de détail de conditionnalités, comme le font les pays occidentaux pour les questions de démocratie, de bonne gouvernance ou de corruption. Elle arrive même à contourner, si ce n’est à ignorer, les « soucis » de préservation de l’environnement, un point sur lequel les exploitants chinois, que ce soient en Chine ou ailleurs, ne s’embarrassent guerre.
    Les surexploitations des ressources hydroélectriques, forestières ou minières sont les lots des chinois de Chine. La frénésie de développement chinoise engendre des dégâts sur l’écosystème. La déforestation suite à des activités d’exploitation minière, de la construction de barrages hydroélectriques ou d’autres activités humaines ne leurs font pas peurs, loin de là.
    Qu’en serait-il de l’écosystème malagasy déjà fragilisé par les exploitations irrationnelles existantes ? Si les chinois, réputés très peu regardants sur la préservation environnementale, continuent leurs avancées dans les domaines d’extraction dans la Grande Ile, pas de doute, l’ile suivra la destinée des méga-accords miniers subodorés en Afrique qui totaliseront près de 10 milliards d’euros, à l’instar de la Guinée, le Liberia ou de la Sierra Leone. Il n’y a pas quatre vérités, les exploitations de bois précieux ont été faites au bénéfice de ressortissants chinois, la Chine ayant été la principale déstination de ces bois. Ces exploitations ont été faites au mépris de l’écosystème malagasy sans qu’on ait pu y faire grand-chose. Alors quid de la poursuite des coopérations avec les chinois ? Pas grand-chose à dire, les dés sont jetés…

     
  • Alf Raza 8 h 46 min le 9 August 2011 Permalien | Réponse  

    Quand on s’allie avec le diable… 

    Et si Kadhafi avait raison ? Il a mainte et mainte fois répété que seule une poigne de fer comme la sienne pouvait maîtriser l’ensemble des tribus libyennes et éviter le chaos dans ce pays. La vision des occidentaux est quelque peu altérée, étant quelque fois décalée si ce n’est complètement à côté de la plaque. L’état des choses sur place semble en effet mener vers d’autres « destinés » pour le peuple libyen. L’occident, par l’entremise de l’OTAN, en soutenant aujourd’hui le fameux CNT libyen n’est même plus aussi sûr qu’au début d’être du bon côté. L’assassinat du chef d’état-major des forces armées du CNT vient de mettre à jour les dissensions existant au sein de cette fameuse CNT. D’ailleurs, à quoi peut-on s’attendre quand le chef du Conseil national de transition n’est autre que Moustapha Abdejalil al-Bayda , le président de la cour d’appel de Tripoli qui avait annoncé la peine de mort à l’endroit des infirmières bulgares accusées d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens ? A moins d’être amnésique, les occidentaux ont fait là un drôle d’alliance !
    En conséquence, le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive plus à statuer sur une position commune en réaction à ce qui se passe en Syrie. La Russie et la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, bloqueront à coup sûr le passage d’une résolution quelconque. A moindre mesure, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ont signifié qu’ils étaient contre toute résolution ou déclaration. Il est bon de rappeler quand même qu’en 1982 une révolte des Frères musulmans réprimée y avait fait 20.000 morts ! Cette fois-ci, les pressions suites aux décisions des américains, des français et des anglais sur le cas libyen ne pèseront plus lourd dans la balance.
    Pas de doute qu’en cas de succès des islamistes au sein du CNT libyen, la géopolitique sera remodelé et la sous-région en pâtira, les pays limitrophes à la Libye en sont conscient et la Syrie, en subit de plein fouet la vague déferlante du printemps arabe et ses déboires. En quatre mois de révolte, plus de 1.600 civils tués, 3.000 personnes portées disparues et 12.000 emprisonnées en Syrie, Bachar al Assad n’en sort pas indemne en terme d’image, mais c’est le prix à pays pour limiter la fronde islamiste. Les manips en tout genre des occidentaux risquent de tourner au vinaigre cette fois-ci !

     
  • Alf Raza 8 h 45 min le 9 August 2011 Permalien | Réponse  

    Afrobasket men : games must go on 

    Après avoir pu sortir son épingle du jeu avec l’organisation de l’Afrobasket Women, l’année dernière, les responsables malagasy ont vu leurs tickets renouvelés en se voyant accorder l’hébergement de l’Afrobasket Men 2011. Quoi qu’on dise, cette fois-ci, c’est d’une autre envergure. Le mécanisme est en tout cas déjà enclenché, on l’a vu avec le Telma Afrobasket Tour, une visibilité dans la capitale assuré par Telma sponsor officiel de l’événement et partenaire privilégié de la fédération malagasy de basket-ball. Un point d’interrogation pourtant après l’annonce faite par le gouvernement déclarant qu’aucun financement n’a été débloqué pour l’organisation de cet évènement, seul le droit, d’un montant de 1,5 millions de dollar et dont 500 000 dollars déjà versés à titre d’acompte, et la suite ? A espérer que ça ne va pas être un marché des dupes pour les prestataires qui vont être légion pour assurer la logistique, l’hébergement ou la restauration des différentes délégations. Les différentes organisations des jeux des iles antérieures, sur plusieurs éditions, ont plus que servi de leçon aux prestataires de tout bord. Mais qu’à cela ne tienne, il y aura toujours des braves pour relever le défi, quoi qu’il en coutera, les jeux doivent continuer.
    A espérer en tout cas que pour cette discipline, l’équipe malagasy ne suivra pas les frasques du football malagasy, faire de la figuration sera la pire chose qui puisse arriver. Le mal qui ronge le football malagasy est d’autant caractéristique de ce que subissent les disciplines de sports collectifs à Madagascar. C’est côté porte-monnaie que ça coince pour tomber dans le scénario banal de la mauvaise sélection ou du mauvais coach au niveau national. Les férus de basketball dans la grande ile sont tout de même relativement confiant quant aux futures performances de l’équipe nationale malagasy, de bonnes phases de jeu en perspective ! Jouer à une compétition de niveau continental est une aubaine à ne pas manquer, pareil pour l’accueil d’une telle organisation qui sera gage de savoir faire pour la grande ile. Sans jouer les délateurs, ce que le tourisme n’a pas pu entreprendre ces derniers temps, le sport le fait avec brio avec ces organisations de compétition de niveau continental : l’affluence de visiteurs étrangers pour un séjour d’une certaine durée. A terme, promouvoir le sport à Madagascar pourrait bien s’avérer payant ?

     
  • Alf Raza 8 h 44 min le 9 August 2011 Permalien | Réponse  

    On en est où au juste ? 

    Il y presque un an, des successions de communiqués fixant la tenue des élections législatives pour le mois d’avril 2011 et les présidentielles pour le mois de juin 2011 ont été pondus par les partis et associations politiques qui se sont réuni au CCI Ivato avec les représentants du pouvoir en place. Un an après, on n’en est plus là. La transition a poursuivi son bonhomme de chemin, et les échéances qui pourront être avancées ne correspondront plus à ce qui ont été annoncées un an plus tôt. Mais comme à ce qu’on se complait à ânonner dans cette chronique, « chat échaudé craignant l’eau », afin d’éviter les valses des dates, les moments de la tenue des scrutins n’ont pas encore été décidés, ou du moins révélés. D’ailleurs, la réalité est devenu toute autre: on parle actuellement de communales et régionales pour cette année.
    A bien y penser, cette situation rajoute surement de l’eau aux moulins de pas mal de gens, pas pressés du tout d’en finir avec cette transition qui passera le cap de sa troisième année sans coup férir à ce rythme là ! La quatrième république, on le sait, a du mal à accoucher, une grossesse difficile mais qui sera résolu au forceps au train où vont les choses. En tout cas, les trafiquants de tout bord font des gorges chaudes, et continuent encore à faire parler d’eux. Un maire ainsi qu’un ressortissant indo-pakistanais et leurs dockers ont été pris en flagrant délit de « trafic de bois de rose » dernièrement dans la région Diana. Ils ont été surpris à bord d’un véhicule transportant pas moins de 341 rondins de bois de rose. C’est à se demander si c’est par défiance ou est-ce que ce sont les protections qui ont lâché ? Allez savoir ! De toute façon, actuellement on peut s’attendre à tout. Surtout qu’en ce début de jeûne du ramadan, on aurait pu imaginer un petit assoupissement…eh bien non !
    La question sécurité, tant dans les villes que dans les campagnes s’effrite comme peau de chagrin, la population se repliant de plus en plus sur elle-même pour se « sécuriser ». Est-ce à dire que chacun balaye au devant de sa porte sans se soucier d’autrui ? C’est surement une des raisons pour lesquelles les trafiquants ont toujours pu opérer sans le moindre souci, par où ils passent chacun se murant dans son silence, dans son coin. Les insuffisances des éléments des forces de l’ordre censés protéger la population et faire respecter la loi y est pour quelque chose aussi, d’autant qu’avec les usurpations en tout genre, on ne sait plus à quel saint se vouer pour se protéger.

     
c
créer un nouvel article
j
message/commentaire suivant
k
message/commentaire précédent
r
Réponse
e
Modifier
o
afficher/masquer les commentaires
t
remonter
l
connexion
h
afficher/masquer l'aide
shift + esc
Annuler