Incorrigible Afrique…

Énième tentative de coup d’Etat en Afrique. Cette fois-ci, c’est le Niger qui s’y colle. Le 26 juillet 2011 il y a eu une tentative de putsch contre le Président du Niger Mahamadou Issoufou par des militaires. Toujours la sempiternelle contestation d’un scrutin, qu’elle soit « démocratiquement organisée » ou non, toute élection peut être sujette à contestation en Afrique. La Guinée et ses putschs chroniques figure qui se retrouve de l’autre côté de l’Afrique : dans le Golfe de Guinée, des pirates nigérians s’essayent à copier les pirates somaliens. Pour l’instant ils n’en sont qu’à leurs premiers balbutiements en kidnappant juste l’équipage et en demandant une rançon. Évidement, à force les pirates somaliens font école. Jusqu’ici pourtant, ils restent néanmoins incapables de capturer des bateaux.La dernière tentative de putsch en date est celle qui a été perpétrée en Guinée le 19 juillet dernier avec l’attaque de la résidence privée du Président Alpha Condé.
La Guinée tout comme son voisin le Niger vit la même situation : «tentative d’assassinat» contre son r président, suivi de vague d’arrestations au sein de l’armée ainsi que parmi les civils. On dirait quelque chose de déjà vu, du « réchauffé » pour les malagasy ! La grande ile est déjà passée par le même chemin ! Décidément, les pays d’Afrique francophone ont tous du mal à résilier leur abonnement pour les coups d’état ! Quoique avec le conflit en Libye qui prend de l’ampleur, ces pays se retrouvent confrontés à des menaces auxquelles ils ne sont pas réellement préparés : les dépôts d’armes qui ont été pillés en Libye, ont été disséminées à travers toute la région au risque de laisser le champ libre aux extrémistes religieux qui ne rêvent que d’accèder au pouvoir comme en Somalie.
Difficile pour l’Afrique de se défaire de sa « réputation », il faut croire aussi que les changements de pouvoir ne peuvent finalement se faire qu’à coup de putschs et d’intrigues en tout genre. Madagascar n’échappant pas à la règle avec ses multiples soubresauts dits « populaires » pour renverser ou mettre en place un nouveau dirigeant… Un cycle infernal qui appauvri plus que n’enrichi, mais bon, si c’est en passe d’être une tradition, alors … à quoi bon lutter? Il vaut mieux s’en accommoder…

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