Et de deux…

Le procès de l’ex-chef d’Etat tunisien Zine El Abidine Ben Ali s’est ouvert lundi à Tunis. Un procès, par contumace, à peine ouvert et qui pourrait déjà être suspendus a défense ayant demandé le report du procès. Depuis Riyad, en Arabie Saoudite, Ben Ali a qualifié les accusations portées à son encontre de « déshonorantes et imaginaires ». Les charges pesant contre lui et son épouse, sont entre autre la possession illégale de drogues, d’armes, de devises étrangères, de bijoux et d’objets ncontre l’ancien homme d’Etat tunisien. En moins d’une décennie, c’est le second procès par contumace d’un « ex-dirigeant d’un pays » que s’offre le continent africain.
En chat échaudé craignant l’eau, au Maroc, le Roi Mohammed VI a anticipé en présentant les grandes lignes d’une réforme constitutionnelle qu’il entend soumettre à référendum rapidement le 1er juillet. Un point positif et non des moindres dans cette opération de charme précipitée : la prochaine constitution prévoit l’égalité « civile et sociale » entre l’homme et la femme, alors qu’avant seule l’égalité « politique » était mentionnée dans la constitution. Ajouté à cela la reconnaissance du berbère comme langue officielle, aux côtés de l’arabe. Par contre, le roi restera toujours le Commandeur des croyants et continuera de présider le conseil des ministres, demeurera le chef des armées et présidera toujours un « Conseil supérieur de sécurité » ainsi que bien d’autres prérogatives qu’il n’est pas près de lâcher. Il est fort à parier que les marocains ne se satisferont pas de si peu.
Le président syrien, Bachar al Assad, quant à lui continue de faire la sourde oreille aux injonctions internationales et avance unilatéralement des élections législatives pour le mois d’août assorti d’un programme de réformes qui serait élaboré d’ici le mois de septembre, occultant les répressions meurtrières contre les manifestants et opposants. Le président russe, Dmitri Medvedev, a déjà anticipé pour réitérer son opposition à l’éventuelle adoption d’une résolution de l’ONU condamnant la répression. Le scénario de la résolution 1973 de l’ONU y est agité en épouvantail.
Madagascar quant à lui s’enlise dans un scénario de report sans fin dans une transition qui s’allonge et se prolonge. Le président de la HAT Andry Rajoelina privilégie le scénario d’une tenue d’élections coute que coute pour sortir de l’ornière. Eh bien on va y aller vaille que vaille à ces élections pardi, et advienne que pourra !

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