Madagascar l’ile trop loin au large de …l’Afrique

Le Yémen au bord de l’embrasement malgré les efforts de l’Arabie saoudite épaulée par des responsables tribaux afin de négocier la paix à l’intérieur du pays. Les 33 années de pouvoir du président Ali Abdullah Saleh ont fini par user le peuple yéménite, et le vent du changement qui souffle sur le monde arabe est entrain de ranimer un brasier incontrôlable pour le président contesté. La guerre civile sera inéluctable au train où vont les choses, la montée de violence ayant vu le président Ali Abdallah Saleh blessé suite à deux tirs d’obus, vendredi dernier. Quoiqu’on puisse dire, ce fameux « printemps arabe » commence à peser, tant aux pays touchés qu’aux pays européens obligés de supporter les « efforts de guerre » qu’ils se doivent d’appuyer sur les front qu’ils ont ouvert. Dernièrement, l’Otan vient de prolonger de trois mois sa mission militaire en Libye, bien que sur le plan politique, Kadhafi apparaisse de plus en plus isolé, sur le terrain il est encore loin d’être terrassé. En tout cas, preuve est fait que les européens ont de l’argent à dépenser dans des guerres, qui de prime abord, ne sont même pas les leurs. Il appert que d’occultes intérêts carburent cette guerre en Libye. L’islamisme radical en tout cas en fait des gorges chaudes et profite au maximum de cette guerre en en faisant un « cheval de Troie » idéal pour placer sans ambages ses pions et ses pièces à travers le monde arabe en plein changement.
Les mouvements en Syrie, les mutations en Côte d’Ivoire, et bien d’autres encore font que le cas de Madagascar semble si dérisoire aux yeux de la communauté internationale. Que la Grande Ile arrive à s’en sortir ou pas, l’insularité est un tare majeur édulcorant tout fait s’y passant. Que les médiateurs fassent leurs boulots ou pas, les pôles décisionnaires pour d’éventuelles reconnaissances n’en ont vraiment cure jusqu’ici, les différents renvois aux calendes grecs en attestent le bienfondé. Tout compte fait, ce lundi 06 juin de toutes les attentes est encore loin d’amener à l’aune de la reconnaissance si l’on se réfère aux mélimélos politiques de ces derniers jours. Les pourtours de Gaborone deviennent de plus en plus brumeux, que peut-on bien attendre de cette rencontre vu que le cas de la Grande Ile se traite dans l’indifférence quasi-générale, les pôles d’attraction se situant ailleurs, en d’autres points autrement plus « chauds » ?

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