06 juin, un flop à la volée

Le 6 juin 2011 n’a rien livré d’extraordinaire si ce n’est la suite logique du cas de DSK qui continue de faire les gorges chaudes à New York, et pas seulement là bas mais partout dans le monde vu la carrure et la …carrière de l’intéressé. Bien que le procès ne débute que dans six mois au plus tôt, la comparution de DSK pour plaider « non coupable » est une amorce à ce qui suivra. Les habitués des séries télé se délecteront de ce qui se tramera à compter su 6 juin 2011. De belles batailles psychologique, médiatique et juridique en perspective vu l’ampleur des moyens utilisés par les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn. Des moyens, le couple DSK – Anne Saint Clair en a et ils ne comptent pas se laisser faire malgré le sobriquet de «French Perv» de DSK comme l’a surnommé la presse américaine. Ce 06 juin ne fut donc pas une journée de récolte mais plutôt une journée banale pour les cas … pas banals. Ainsi pour le cas de la Grande Ile qui se défend en ce début de semaine du côté de Gaborone, rien de saillant ne s’est manifesté. Il est même avancé que l’ultime dénouement ne se passera pas en ce lieu mais quelque part ailleurs, aux alentours du 1 juin 2011. L’Afrique du Sud s’établi comme pays hôte de cet ultime sommet de la dernière chance, la ville de Sandton a été d’ores et déjà été désigné par la SADC.
Une fois de plus, après ce sommet de Gaborone, un battage psychologique et médiatique sera ouvert pour s’offrir les bons offices de l’opinion publique malagasy déjà blasée par cette longue attente dans la transition. Car comment ne pas être blasé quand on voit le troisième « 26 juin » qui va se célébrer ou se commémorer, c’est selon, avec un pouvoir transitoire sans être pleinement dans une quatrième république ? En tout cas, l’organisation d’élections à tout prix, même contre vents et marées, revient tel un refrain dans les discours des tenants du pouvoir. Oui mais là où le doute s’installe dans la tête du malagasy lambda c’est dans la réelle représentativité de la population votante par rapport à l’ensemble de la population malagasy recensée et non recensée comprise. Pourquoi on vote et que voter, tout est encore confus, les malagasy en deviennent sceptique, à force, quant à poursuivre ou non, honorer ou pas les séries d’élections à venir. Les phénomènes d’abstention des dernières élections sont édifiants sur l’état caractériel des votants potentiels à Madagascar.

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