La peur de l’uniforme…une franche rigolade!

Etre gendarme devient de plus en plus risqué dans la Grande ile. Le gendarme tué samedi lors d’une échauffourée entre force de l’ordre et « dahalo » à Tsiroanomandidy, suite à une opération de pistage de voleur de zébus a été décoré à titre posthume au camp de la gendarmerie Ankadilalana. Une décoration qui n’a pas pu sauver sa vie ! Décidément, les « dahalo » deviennent de plus en plus téméraire, de plus en plus meurtriers ! De quoi dégouter les nouvelles recrues et autres postulants d’une part. Mais d’autre part, la grande muette continue pourtant de recruter, pour ainsi dire, en ouvrant le concours de recrutement d’élèves officiers au titre de la 35è promotion de l’Académie militaire d’Antsirabe. Encore des officiers en herbe qui iront gonfler les rangs des officiers malagasy en mal de poste de commandement faute de budget, faute de …fantassins à commander. L’on ne s’étonne plus de voir des militaires à des postes – initialement dédiés à des civils – qui n’ont rien à voir avec l’armée. Pas plus que de voir des sites privés et des centres commerciaux qui se font garder par des militaires en armes, tels des milices à la solde de grands propriétaires. Autant ne plus s’étonner donc que les pauvres gendarmes des postes « avancés » se fassent trucider dans des confrontations avec des « dahalo », ces derniers n’ayant pas leurs yeux dans leurs poches pour jauger de visu la force de leurs adversaires et riposter à bon escient.
L’attaque manqué du centre fiscal d’Itaosy est édifiant sur l’insuffisance d’effectifs et de moyens pour les forces de l’ordre et plus particulièrement les gendarmes dans les circonscriptions à leurs charges. Selon des témoins, le gendarme en civil qui a fait capoter l’attaque était juste passé par là par hasard, et qu’il n’a même pas pu intervenir mais s’est rabattu à prévenir ses collègues au poste de gendarmerie du coin. Les malfrats l’on surement reconnu pour avoir pris la poudre d’escampette sans demander leurs restes. C’est dire qu’ils sont peu nombreux les gendarmes d’Itaosy pour être facilement repérable, même en civil ! Mais il faut dire aussi qu’une mini-psychose fait son bonhomme de chemin avec ce camp militaire dans la capitale qui a été en alerte suite à la présence d’individus suspects aux alentours. De quoi alimenter les ragots comme seuls les malagasy savent le faire. Prendre d’assaut un camp militaire, il faut être barge ou sinon bien équipé et surentrainé pour le faire ! Non mais des fois …

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