Même pas en rêve

Ankatso ne coupe pas à sa tradition, en cette période de crise et faisant fi de ce qui pourrait advenir des riverains ou encore moins de la population tananarivienne, les étudiants de l’université d’Antananarivo continuent de manifester et de réclamer la rentrée universitaire tant attendue. Les barrages sur le campus n’ont eu de cesse durant la semaine du 13, ce fameux vendredi 13 tant craint par les superstitieux de tout bord. Mais cette semaine n’est pas près de voir la situation se dérider au regard de la position que prennent les membres du SECES, intraitables sur leurs émoluments. Comment peut-il en être autrement à voir les tergiversations du ministre concerné depuis sa prise de fonction concernant les universitaires, enseignants comme étudiants. De toute manière, l’austérité dont soit se coiffer le pouvoir en place n’est un secret pour personne. Et tous les secteurs en pâtissent, à l’instar du sport qui n’arrive pas à couvrir les réels besoins et priorités des sportifs. Le kick-boxing en fait encore les frais une nouvelle fois en ratant un rendez-vous mondial. En effet, les malagasy ne pourront pas participer au championnat du monde junior et sénior de kick-boxing qui est prévu se tenir à Szeged en Hongrie du 19 au 22 mai. La raison n’en est pas moins l’insuffisance de …moyens financiers : 8.000 euros auraient été nécessaire pour les droits d’engagement des combattants. Relativement peu par rapport à ce qu’auraient dépensé certaines disciplines lors de leurs déplacements à l’extérieur sans même ramener une qualification ne serait-ce qu’au niveau africain – le niveau mondial n’étant même pas dans le domaine du rêve pour eux – pour le pays. Mais ainsi va la vie dans la Grande Ile, on n’y peut rien.
Vivement que cette crise cesse pour arriver à vivre sous de meilleures auspices. La récent rencontre en Afrique du Sud du Président de la Transition malagasy, Andry Rajoelina, avec le Président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, semble avancer vers une bonne évolution de la situation. Ainsi, le sommet de la SADC du 20 mai prochain aura une toute autre connotation, ou du moins une autre teneur par rapport à l’à priori véhiculé auparavant. Reste à savoir dans quel sens le Président Jacob Zuma aurait bien pu prendre les propos avancés par le Président de la transition. « Wait and see » serait l’attitude plus adéquate pour la plupart de la population malagasy qui ne sait plus vraiment sur quel …pied danser.

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