Vendre la peau du …lion du désert libyen avant de l’avoir tué ?

Les inavoués sortent au grand jour par la force des choses. Nicolas Sarkozy, Barack Obama et David Cameron, peut-être par dépit ou excédés par l’enlisement de la situation en Libye, viennent de signer une tribune commune mentionnant l’impossibilité d’imaginer que la Libye puisse continuer avec Kadhafi à sa tête: « Il ne s’agit pas d’évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (…) il est impensable que quelqu’un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen » (sic). Il est clair que l’objectif du moment sera de faire tomber coute que coute le vieux lion du désert, les alliés de l’Otan s’y attèlent activement sans pour autant arriver à leur fin jusqu’à maintenant. C’est que le vieux leader a encore des ressources, des leçons ont surement été tirées de la chute d’un autre potentat qui était tombé en disgrâce aux yeux des décideurs de la communauté internationale et qui a connu un fin humiliante, Laurent Gbagbo en a surement bavé pour avoir osé tenir tête aux grands de ce monde qui soufflent le chaud et le froid comme ils veulent en ce moment. Ceux qui se sont accoquinés avec les décideurs ont pu avoir les faveurs de ces derniers, ne serait-ce que pour le cas de Ouattara, un transfuge du FMI, qui est « en odeur de sainteté » par le simple fait d’avoir travaillé avec les saints des saints de cette institution. Reste encore à prouver l’intégrité que pourrait avoir le sieur Ouattara une fois en exercice.

Les dirigeants dans la Grande Ile en ont pris conscience et travaillent d’arrache pied actuellement pour rentrer dans les rangs et fricoter à nouveau avec la crème de la communauté internationale. Ainsi, le président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina, mercredi a déclaré la dotation de tous les moyens nécessaires aux élections pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Charge donc à cette dernière d’organiser les élections à venir le plus rapidement possible, pas avant six mois en tout cas selon la CENI, afin de redorer l’image de l’ile Rouge déjà mise à mal depuis un certain temps. En tout cas, la pression se fait sentir avec l’excès d’échéances à venir, vu que la ponctualité n’a jamais été un fort pour cette transition, les valses des dates ayant toujours pimenté la vie politique du pays.

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