42 ans pour abattre un lion

Il aurait fallu attendre 42 ans pour trouver une martingale permettant d’éliminer Mouammar Kadhafi. La prise de pouvoir de Kadhafi remonte en effet au 1er septembre 1969 à la faveur d’un coup d’Etat contre le roi Idris Ier. Depuis tout ce temps, il s’est fait plaisir à réorganise la Libye en fondant la « Jamahiriya », l’État des masses, une « démocratie directe » selon lui. Le personnage étan « particulier », il s’est affublé de tous les noms d’oiseaux possible, chef et guide de la Révolution, guide de la Révolution, frère guide, renonçant même au poste de chef de l’État en 1979, mais en gardant tout de même la main mise sur le pouvoir en Libye. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé finalement, lundi, avoir demandé aux juges du tribunal de délivrer un mandat d’arrêt international contre Mouammar Kadhafi pour crimes contre l’humanité. Il faut donc le faire tomber coûte que coûte ? Il est vrai que son coup d’éclat en 1970, en imposant pour la première fois une augmentation du prix du baril de pétrole, est resté en travers de la gorge de pas mal de pays car cela a créé un bouleversement dans la géopolitique du pétrole. Il faut savoir qu’auparavant, les compagnies pétrolières avaient la « main mise » sur le cours du pétrole et imposaient leurs prix aux pays producteurs. 1970 fut une année charnière pour l’OPEP.

Mais qu’à cela ne tienne, ce début 2011 voit les prémices de fin de règne, un règne de plus de 40 ans. Avec cette année 2011, on en voit des vertes et des pas mûres, ne serait ce que ce qui se passe aux sommets d’une institution internationale regroupant près de 187 pays, une institution financière créée en 1944 que l’on croyait inébranlable et imperméable à tout scandale et pourtant… on retrouve le patron de cette institution qu’est le FMI inquiété dans une affaire de mœurs, une tentative de viol au pays de l’Oncle Sam, un pays encore engoncé dans sa puritanisme exacerbée qui ne pardonne pas de tels actes : Dominique Strauss-Khan encoure 20 ans de prison pour cela ! Et malgré sa position, ou plutôt handicapé par sa position de haut « dignitaire » du FMI, la juge Melissa Jackson a refusé la demande de caution de la défense de un (1) million de dollars. Il est donc placé en détention provisoire jusqu’au 20 mai, date de la prochaine audience. Décidément, cette date pourrie du 20 mai est fatale pour pas mal de gens, ceux adhérents de la FMI, les français tout comme les malagasy accrochés aux lèvres de la SADC.

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