Ah, JIRAMA quand tu nous tiens (à la gorge)

Edifiant comme comportement. Voilà que la JIRAMA entre en guerre, ouverte, contre les mauvais payeurs, notamment à Toamasina. Selon un quotidien de la capitale, l’État a des arriérés de pas moins de 5,2 milliards d’ariary, et ce depuis 2008. Conséquences malheureuses, l’électricité a été coupée dans pas mal de bâtiments publics de la ville de Toamasina. Cités en exemple, ceux des directions régionales de l’Education nationale et de la Fonction publique, EPP Pointanio, Maurice Guyot et Leconte de lisle ; est passé à la moulinette également le centre régional de la Jeunesse et des sports. Un peu surprenant ces mesures après deux ans de tolérance, la JIRAMA s’est-elle réveillée de sa léthargie légendaire vis-à-vis des gros débiteurs ? Car les petits consommateurs, les simples ménages, en savent quelques choses sur la relative diligence des préposés de la JIRAMA à couper l’électricité au moindre retard de paiement de facture, jamais au-delà de deux mois ! Là, en l’espèce c’est au tour de Toamasina d’en faire les frais, car toujours dans la même dynamique, les prochains à subir les coupures seront ceux de la région Atsinanana, du district de Toamasina II et de l’administration universitaire, et même la résidence située en bord de mer. Du jamais vu, du jamais vécu de mémoire de « tamatavien » !
De toute façon, il n’est pas nécessaire de chercher qui est le plus gros débiteur, c’est clair qu’à son habitude l’Université soit le plus gros, 4,9 milliards d’Ariary selon le quotidien, mais comment peut-il en être autrement avec les imbroglios financiers qui grippent le mécanisme de l’enseignement supérieur ? Chacun sait que le ministre avance à pas forcé, même à défaut de moyens, vers une rentrée universitaire pour le début de deuxième quinzaine de ce mois-ci. Les pressions fusant de tous les côtés, étudiants comme enseignants, les gouvernants mis à part. Pour désamorcer la situation à Antananarivo, le 12 mai a été la « rentrée administrative » de l’université, le reste suivra apparemment. En tout cas, l’arrivée du « vendredi 13 » a plutôt porté chance aux étudiants universitaires lassés d’attendre une rentrée hypothétique.

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