La Libye des insurgés s’enlise

Qu’est-ce donc cette guerre qu’on s’interdit de dire son nom que font les occidentaux contre des libyens ? Difficile de prendre position ou d’avoir une opinion quand on entend ce qui se rapporte « au front » en Libye. Dernièrement, lundi, par exemple, un dépôt d’armes libyen au sud est de Zentane dans ke Djebel Nefoussa a été bombardé par des avions de l’Otan. Des avions non-libyens attaquant une armée régulière libyenne, comment peut-on bien qualifier cela ? Allez savoir ! Les attaques aériennes ont de pervers, et d’hypocrites, l’absence de soldats engagés dans des combats au sol pour les attaquants, tout simplement. Pour ce nouveau millénaire donc, un pays, ou un groupement de pays pourront lancer des attaques aériennes contre un autre pays sans pour autant être déclarés en guerre « ouverte » contre ce pays ! Décidément, la mondialisation apporte chaque jour son lot de surprise … et de misère. Pour la Libye, rien que pour lundi soir, L’OTAN a effectué au minimum cinq frappes aériennes, sur Tripoli. Bien entendu, à chacun de comprendre ce que veut bien dire la résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui prévoit la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye donnant le feu vert à « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils en Libye (sic).
Il faut être réaliste toutefois, les « civils » armées, insurgés en Libye, n’arriveront jamais à déloger Kadhafi sans un appui militaire au sol, une meilleure logistique et de meilleur armement, choses dont ils ne disposent pas pour l’instant. Mais le cas échéant, cela va être un scénario à la Gbagbo d’autant plus que l’acteur principal dans le premier scénario est également impliqué profondément dans ce conflit sans nom. Mais pour l’instant, la ligne de front entre forces fidèles à Kadhafi et rebelles se situe sur la ville de Misrata, ainsi que sur Zentane malgré les 2260 frappes sous mandat de l’ONU enregistrées en deux mois. Difficile de ne pas faire le parallèle avec les bombardements de Londres par les allemands durant la seconde guerre mondiale, ces derniers n’ayant jamais pu y prendre pied. C’est un peu un pied de nez du vieux Lion du désert envers les occidentaux et plus particulièrement la France et la Grande Bretagne, principaux pourvoyeurs de matériels et munitions et qui dirigent les opérations de l’OTAN. Reste pour l’OTAN à finaliser comme en Irak avec les troupes au sol pour éliminer Kadhafi et ses sbires et faire main basse sur les avoirs libyens. Du classique en somme.

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