Enième raclée ?

Jouer au foot et gagner un match de foot sont deux choses bien distinctes en fin de compte. Du moins dans la Grande Ile, depuis le temps que des équipes malagasy participaient à des championnats africains ou à des matchs de qualification pour un mondial, ça a toujours fait choux blanc. La rencontre entre le club marocain DIFAA H EL JADIDA et l’AS ADEMA, au stade de Mahamasina, dans le cadre des 1/8èmes de finale de la Coupe de la CAF n’a pas échappé à la règle : un flop malgré une victoire étriquée en terre malagasy. Difficile de faire battre à l’unisson le cœur de chaque malagasy dans ces conditions : à force de buter à des étapes mineures, les aficionados du sport dit « roi » s’en détournent petit à petit. Comment ne pas faire autrement quand on voit d’autres disciplines qui arrivent à se hisser à des niveaux mondiaux avec peu ou prou d’infrastructures, peu de joueurs licenciés, peu de moyens, peu de… enfin, bref avec moins de moyens que ce que peut disposer le « football » ? Les joueurs de pétanque, en trio, tutoient l’élite mondiale, les jeunes tenniswomen s’arrachent les titres africains, les tireurs en boxe thaï ou en kick-boxing s’arrogent des titres mondiaux et continentaux également, en taekwondo ITF s’incrustent dans les sommets mondiaux. Heureusement, il existe quand même des malagasy qui ne se contentent plus de participer mais qui se font des objectifs de gagner. Et si ont soumettait des conditions aux aides et autres subventions ? Des aides à hauteur des résultats sur les scènes africaines et mondiales ? Avec des grilles bien déterminées pour les montants à débourser pour chaque fédération ? C’est dans le domaine du rêve surement, il y aura toujours des chouchous à papa même sans résultat !
Oui mais il serait juste quand même que ceux qui ramènent des titres africains ou mondiaux puissent être prise en mains par l’Etat, à vie ou du moins jusqu’à l’âge de la retraite, pour qu’ils puissent s’adonner à 100% à leur sport pour plus de titres, plus de médailles pour redorer l’image déjà assez ternie de l’Ile Rouge, jeter aux orties l’image de tocard qui flotte dans l’air à chaque sortie du territoire. Ce n’est pas la mer à boire d’être ambitieux pour une fois et miser sur ce qui marche, par les temps qui courent, et renvoyer à leur …copies les tocards en attendant des jours meilleurs. Eh oui, les temps sont durs et l’heure n’est pas au sentimentalisme ni au nombrilisme, suivre le fil des performances et miser sur le bon…cheval, pardi !

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