La grenouille qui a voulu être plus grosse qu’une vache ?

La Journée mondiale de la liberté de la presse 2011 à Madagascar, plus particulièrement dans la capitale est à marquer d’une pierre blanche tant l’originalité et l’ouverture ont primées sur tout autre chose. La célébration de cette journée fut très marquée par la presse audiovisuelle qui a profité au maximum des effets du direct prenant le pas sur la presse écrite, notamment celle sur « papier » qui ne peut qu’user du « différé » pour relater les évènements qui ont meublés cette journée historique. Historique car la Journée mondiale de la liberté de presse ayant vu le jour en décembre 1993 lors d’une Assemblée générale des Nations Unies, Madagascar n’a pu célébrer avec autant de « ferveur » cette journée que cette année, ou plutôt pour être précis hier. 1993 n’est en fait qu’une année charnière car bien avant cela, dans l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, il est stipulé que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (Sic) Le 3 mai à Madagascar est donc, sous l’impulsion du nouveau ministre de la communication, l’occasion de revaloriser le métier de journaliste et de renforcer leur solidarité. A terme, chaque 3 mai verra surement une célébration qui ira crescendo vers plus de liberté à ne pas en douter.
En tout cas, la presse se porte au mieux par rapport au transport aérien dans la Grande ile. Ce dernier a été mis à mal avec un coup d’estoc porté par son propre partenaire de toujours : L’Association internationale du transport aérien (IATA) a suspendu l’agrément permettant à Air Madagascar de vendre ses billets au travers d’une filiale, le BSP (Billing and Settlement Plan) une organisation de régulation des paiements et des facturations dans le secteur aérien commercial. La compagnie aérienne nationale est prise dans un tourment qui le dépasse, un ancien directeur général adjoint l’a d’ailleurs relevé dans un quotidien de la capitale: « (…) il n’y a pas longtemps, l’Aviation civile de Madagascar (ACM) a décidé d’annuler un contrat avec une entreprise de renommée mondiale. Sauf erreur de ma part, celle-ci a forcément contre-attaqué pour préserver sa crédibilité sur le plan international. Je me pose ainsi la question s’il n’y a pas eu des dessous géopolitiques derrière cette sanction infligée à Air Madagascar ». Entre le marteau et l’enclume donc !

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