Une guerre qui n’en est pas une

Le conflit armé en Côte d’Ivoire a pris une autre dimension que d’aucun se refuse à reconnaitre, pourtant, le quotidien « Le parisien » a écrit dans ses lignes une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères (…) «Il faut absolument régler les aspects légaux de l’action des troupes de maintien de la paix de l’ONU et du contingent français en Côte d’Ivoire, qui se sont ingérées dans un conflit intérieur en soutenant l’une des parties»(sic). C’est que cette guerre que la France se refuse à nommer comme telle est en train de tourner au vinaigre, Gbagbo refusant d’obtempérer aux injonctions de l’ONU à se rendre, au contraire, il s’est retranché dans un bunker avec l’appui de militaires d’élite angolais, car Luanda lui a apporté son soutien. Il est clair que sans le soutien de la force française de la Licorne, les troupes d’Ouattara n’auraient pas pu arriver là où ils en sont actuellement. Il est dommage que l’on soit obligé de mettre la Côte d’Ivoire à feu et à sang, mettant la population dans une situation de détresse totale à la merci des pillards, affamée et manquant de tout ! Une catastrophe ! Une crise humanitaire aggravée par le chaos qui règne et qui ne s’estompera pas de sitôt, pas dans les mois à venir en tout cas, compter en années est fort probable.

Gbagbo étant encore dans la place qu’à l’Union européenne d’annoncer déjà qu’elle donnera plus que les 500 millions d’euros alloués en urgence dès que la situation sur place sera stabilisée, sans préciser qui devrait sortir gagnant dans ce conflit, il est clair, Gbagbo doit tomber sinon adieu les aides ! Et dire qu’il y a autant d’argent à débloquer, et que ce ne sera disponible qu’à la fin du conflit. Et si on s’était débrouillé pour donner cette manne européenne avant le conflit, qu’est-ce qui se serait passé ? En tout cas, la recherche de solution ivoiro-ivoirienne a échoué, l’intervention de tiers n’a même pas arrangé les choses si ce n’est à satisfaire l’égo de certain. Pire, la population et le pays en pâtissent, car d’un pays prospère la Côte d’Ivoire est tombé bien bas, exsangue pas près de se relever, en situation de dépendance « humanitaires » à la merci d’autres … zozos prédateurs qui se délectent déjà. Autant en prendre de la graine et résoudre dans le scénario malagacho-malagasy tant crié cette crise politique qui s’éternise et qui s’éternise, en finir au plus vite et éviter que d’autres ne viennent s’inviter et s’incruster pour gonfler les rangs des rapaces qui sont déjà dans la place.

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