Et le ballet continue


Encore et toujours ce problème épineux de marchands ambulants et vendeurs à la sauvette ! Las des ballets incessants des vendeurs illicites qui jouent au chat et à la souris avec les «tenants de l’ordre » de la CUA, les marchands au niveau des pavillons Analakely ont fait une réaction en fermant pendant quelques heures leurs commerces mardi afin de signifier leur ras-le-bol et leur désapprobation face au dictat des vendeurs à la sauvette. Ces derniers qui ne cessent de narguer l’autorité et fouler au pied les droits et libertés des marchands réguliers qui payent leurs impôts, mais qui se font concurrencer par ces vendeurs à la sauvette qui sont actuellement deux à trois fois plus nombreux qu’eux et qui assurément se font au moins le double de leurs chiffres d’affaires. Et tout ça de manière illicite échappant totalement au circuit des impôts ! Pas étonnant que les caisses de la commune et de l’Etat souffrent le martyre, car les seuls à payer sont ceux qui se sont conduit en bon citoyen en étant en règle, et qui voient leurs chiffres d’affaire se réduire comme une peau de chagrin.

Il est sidérant de voir que la CUA, étant dans son bon droit, puisse fléchir dans un bras de fer avec ses administrés ! A moins que le sens même de « bon droit » se soit mué en autre chose ? Un sursis d’une semaine pourrait-il mener à une solution miracle pour caser ces vendeurs ? Ce qu’on peut remarquer c’est que plus en case, plus il en arrive de nouveau, la nature ayant horreur de vide comme on dit. Caser est surement la moitié de la solution, occuper le terrain serait plus judicieux après. Car l’absence de patrouille policière sur la place d’Analakely est des plus incongrues, à Londres les bobbies anglais, qui ne sont pas armés, font bien ressentir leurs présence en ville pour dissuader toute velléité de débordement. Les grandes capitales font tous pareil, une présence policière effective et bien visible pour prévenir de toute délinquance possible. Sinon, tel ce qui se fait à Nairobi, une loi a été mise sur pied frappant les acheteurs plutôt que les vendeurs : il y est interdit d’acheter sur le trottoir, plutôt astucieux comme truc mais il faudrait l’appliquer ce qui est une autre paire de manche dans la capitale déjà que là on peine… A moins que dans ce même ordre d’idée on arrête de déverser des « acheteurs potentiels » en centre ville en changeant les terminus et les itinéraires des transports en commun, mais qui oserait le faire ?

Publicités