Notre dame de la troïka

La troïka de la SADC s’est dressée comme une providence pour Madagascar, et tout le monde a été suspendu à ses lèvres, attendant avec impatience l’issue de la réunion qui s’est déroulée à Livingstone, en Zambie. Les deux bords antagonistes dans cette crise sans fin ont été sur le qui vive, chacun avec ses craintes et ses aspirations, tels des fervents en prière. Ce nœud gordien que personne n’a su défaire jusqu’à maintenant risque fort d’en rester là car de prime abord, l’histoire Zambienne s’est terminée en…queue de poisson. Apparemment, la fameuse troïka n’a émis que des recommandations sans s’engager vers un quelconque acquiescement de ce qui s’est fait jusqu’ici dans la Grande Ile. Finalement, la SADC renvoie les malagasy d’où ils viennent ? Charge à ces derniers de s’entendre entre eux ! Voilà donc le pouvoir en place condamné à réussir dans la voie qu’il a choisi pour sortir le pays du pétrin. Mais cette situation qui perdure depuis deux ans a tout de même révélé que l’on peut se passer des aides et assistance extérieures, réduire l’engagement vers les dettes, bref abandonner cette mentalité d’éternelle assisté qu’on a épousé depuis que l’ile était entrée dans le giron des bailleurs de fond que sont la Banque Mondiale et le FMI.

La décision pour le pays face à ce nœud gordien qu’on n’arrive pas à se défaire serait surement la solution qu’a prise Alexandre le Grand : trancher le nœud à défaut de le défaire ! Si la perfusion fait plus de mal que de bien, autant l’enlever et trouver une nouvelle médication ? La collaboration qui s’est profilée avec les nouvelles puissances émergeantes telle la Chine, qui a du potentiel à revendre en matière de financement, pourrait bien sortir ce pays de l’ornière où elle est tombée. A éloigner surement l’option ivoirienne qui elle aussi semble avoir décidé de trancher plutôt que de défaire mais en usant de la force cette fois-ci. Les partisans D’Alassane Ouattara ayant optés pour l’action par les armes pour faire fléchir le camp Gbagbo. Une solution qu’on peut dire « d’ivoiro-ivoirienne », se passant cette fois-ci, du moins en apparence, de l’assistance internationale. A chacun sa voie donc pour résoudre ses problèmes, car mis à part ce qui se trame en Libye, l’attitude de la communauté internationale revient à conclure que « à chacun de balayer devant sa porte… ».

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