Ce pays des cèdres tant envié et tant… honni…

Maintes et maintes fois, les feuilles de choux de la Grande Ile ont relayé les péripéties et les misères travailleuses malagasy au Liban. Autant ne plus remuer le couteau dans la plaie: nombreuses sont les filles victimes d’exactions de la part de leurs patrons libanais et qui sont rentrées au pays au bord de la folie si ce n’est les pieds devant ! Au début de la transition il y a bien eu une mission qui s’est déplacée au pays des cèdres sans pour autant arriver à soulager les souffrances des travailleuses ni restreindre le flux de travailleuses qui partaient pour le Liban, ce Liban que ces dernières n’avaient aucunes connaissances si ce n’est que c’est mentionné dans la … Bible et au mieux que c’est quelque part au nord de la Grande Ile, un point sur la carte… Ni la langue, ni la culture, ni les mœurs, ni le passé de ce pays, censé devenir leur pays d’accueil, ne les ont empêchés à s’y rendre poussé par le besoin. Mais la misère étant, les recruteurs n’ont eu aucun scrupule à les appâter avec des salaires à peine un peu au-dessus du minima malagasy. Des salaires d’ailleurs que ces malheureuses ont eu du mal à percevoir et en général furent sources de malheur pour ces …malheureuses.

Dans un sursaut d’humanisme peut-être, le pouvoir en place a enfin décidé d’affréter un avion spécial pour assurer le rapatriement d’unes partie de ces travailleuses malagasy qui ont été victimes d’exactions de la part de leurs employeurs. Un avion d’Air Madagascar partira ce jour vers le pays des cèdres pour rapatrier ces « victimes ». Un peu sur le tard mais à saluer quand même, autant se rabattre à dire que « mieux vaut tard que jamais » ? Pourtant tout reste à faire car selon les dernières informations, au moins 650 femmes ont déposé leur demande pour rentrer au pays, il faudrait alors organiser plusieurs voyages pour arriver à résorber le tout. Le grand hic dans toute cette histoire : nombreuses sont celles qui sont devenues sans papiers, les leurs ayant été confisqués par leurs patrons. Ce qui poserait très certainement problème au niveau des formalités aux frontières à l’embarquement sauf extrême dextérité des autorités malagasy au pouvoir, et la bonne diligence des émissaires sur place envoyés pour y remédier. En dernier recours surement, le consulat malagasy ainsi que la maison du Caritas au Liban se dressent en dernier rempart pour ces malheureuses exilées volontaires en perdition.

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