Si Léonardo le dit…

Dernièrement, Léonardo Simao a avancé que la nomination du PM de consensus, le Général Camille Vital, semble être conforme à la feuille de route, arguant qu’il ne s’agit pas de personne mais de principe (sic). Partant de cette assertion, on pourrait extrapoler que le reste de la communauté internationale se rangera du côté de ce « principe » et les malagasy devront se félicité très prochainement de la fin de crise tant attendu. Par association d’idée également, il n’y a pas à stresser sur la sortie des noms des futurs ministres, le principe étant acquis, le reste ne sera plus que pure formalité. Autant passer à autre chose, car on ne peut être à une « étrangeté » près avec la communauté internationale. Rien qu’avec la Libye et le conflit interne qui y sévit, les tergiversations puis le récent revirement du conseil de sécurité de l’ONU est caractéristiques des paradoxes diplomatiques que peut entretenir cette communauté internationale tant honnie par les uns mais vénérée par les autres.

Les Nations unies viennent en effet d’autoriser jeudi soir le recours à la force contre l’armée de Mouammar Kadhafi, permettant ainsi d’opérer à des frappes aériennes en Libye. De surcroit, des opérations militaires pourraient être lancées sous la houlette de la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis ainsi que de plusieurs pays arabes. En pareil cas, un vote est fait, vote qui s’est soldé par dix voix pour et cinq abstentions, dont celle de la Chine, de la Russie et de l’Allemagne. Abstention sans utilisation du droit de véto, ce qui revient à conclure à un acquiescement déguisé en clair. Finalement les dés sont jetés pour la Libye car le Conseil de sécurité des Nations unies s’est prononcé pour l’instauration d’une zone d’exclusion dans le ciel libyen, une décision qui va dans le sens des souhaits des insurgés. La voie est donc ouverte à des actions militaires pour assurer la protection des populations civiles face à l’armée de Kadhafi père et fils, le Conseil de sécurité des Nations unies ayant également autorisé dans sa grande largesse « toutes les mesures nécessaires » pour y parvenir. Cela voudrait-il signifier que c’est la fin des haricots pour le clan Kadhafi ? Wait and see, car le vieux renard du désert a plus d’un tour dans son sac et jusqu’ici il a fait preuve de ressources extraordinaires pour se ressaisir et inverser la vapeur jusqu’à repousser ses assaillants malgré tout. Alors quid du maitre de « la tempête du désert » ?

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