Et ça remet ça !

Les drames qu’occasionne l’exploitation du nucléaire sont rares mais à partir du moment où ça foire…c’est badaboum ! Au lendemain du très fort séisme, suivi d’un tsunami meurtrier la centrale Fukushima N°1 au Japon tient le monde entier en haleine avec l’explosion samedi d’un réacteur. Les risques d’accident nucléaire majeur se profilent à l’horizon après cette explosion. Il faut savoir que la centrale nucléaire n’est qu’à 250 km de Tokyo. Qu’on se remémore que 65 ans auparavant, Hiroshima et Nagasaki ont marqué à jamais la mémoire collective des japonais, et du monde entier aussi d’ailleurs, pour que tout le monde se soit fédéré pour un « plus jamais ça ». Et voilà qu’un nouveau « Tchernobyl » menace le Japon en son sein. Les leçons du passé n’ont pas vraiment porté sur les pays « nucléaires » pour qu’ils n’aient pas pris un maximum de précaution pour qu’un nouveau drame nucléaire ne se manifeste.

Rien pour le drame de Tchernobyl, le combustible nucléaire qui y a brûlé a rejeté dans l’atmosphère des radioéléments d’une intensité équivalente à plus de 200 bombes d’Hiroshima et contaminant par la même occasion les trois quarts de l’Europe. Cet évènement à la centrale Fukushima N°1, qui a en latence l’explosion du réacteur N°3, rajoute de l’eau au moulin des anti-nucléaire qui n’ont eu de cesse de fustiger les utilisateurs de centrale nucléaire. Déjà les grands pays producteurs d’énergie nucléaire commencent à tenter d’étouffer dans l’œuf toute velléité de la presse d’ébranler un tant soit peu la « solidité » des centrales. Des opérations médiatiques se font dans les pays utilisateurs rassurant sa population sur la solidité de leurs installations.

La Grande Ile, malgré l’enthousiasme de ses scientifiques n’arrive pas à franchir le pas des études vers la production, le lobbying des exploitants du nucléaire oblige surement. Madagascar qui est connu pour avoir du potentiel dans les gisements de minerais radioactifs nécessaires à la production d’énergie nucléaire. Il faut finalement se résigner à subir sporadiquement les délestages et autres coupures d’électricité journalière qui sont devenu le lot des malagasy au détriment de la production déjà mis à mal par les temps qui courent. Mais qui sait, avec la signature mitigée de la feuille de route proposée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), il ya aura peut-être un éclair de mansuétude pour doter l’Ile Rouge du nucléaire ? Pourquoi pas ? On peut toujours rêver…

Publicités