Mises à jour de mars, 2011 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 21 h 45 min le 14 March 2011 Permalien | Réponse
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    Et ça remet ça ! 

    Les drames qu’occasionne l’exploitation du nucléaire sont rares mais à partir du moment où ça foire…c’est badaboum ! Au lendemain du très fort séisme, suivi d’un tsunami meurtrier la centrale Fukushima N°1 au Japon tient le monde entier en haleine avec l’explosion samedi d’un réacteur. Les risques d’accident nucléaire majeur se profilent à l’horizon après cette explosion. Il faut savoir que la centrale nucléaire n’est qu’à 250 km de Tokyo. Qu’on se remémore que 65 ans auparavant, Hiroshima et Nagasaki ont marqué à jamais la mémoire collective des japonais, et du monde entier aussi d’ailleurs, pour que tout le monde se soit fédéré pour un « plus jamais ça ». Et voilà qu’un nouveau « Tchernobyl » menace le Japon en son sein. Les leçons du passé n’ont pas vraiment porté sur les pays « nucléaires » pour qu’ils n’aient pas pris un maximum de précaution pour qu’un nouveau drame nucléaire ne se manifeste.

    Rien pour le drame de Tchernobyl, le combustible nucléaire qui y a brûlé a rejeté dans l’atmosphère des radioéléments d’une intensité équivalente à plus de 200 bombes d’Hiroshima et contaminant par la même occasion les trois quarts de l’Europe. Cet évènement à la centrale Fukushima N°1, qui a en latence l’explosion du réacteur N°3, rajoute de l’eau au moulin des anti-nucléaire qui n’ont eu de cesse de fustiger les utilisateurs de centrale nucléaire. Déjà les grands pays producteurs d’énergie nucléaire commencent à tenter d’étouffer dans l’œuf toute velléité de la presse d’ébranler un tant soit peu la « solidité » des centrales. Des opérations médiatiques se font dans les pays utilisateurs rassurant sa population sur la solidité de leurs installations.

    La Grande Ile, malgré l’enthousiasme de ses scientifiques n’arrive pas à franchir le pas des études vers la production, le lobbying des exploitants du nucléaire oblige surement. Madagascar qui est connu pour avoir du potentiel dans les gisements de minerais radioactifs nécessaires à la production d’énergie nucléaire. Il faut finalement se résigner à subir sporadiquement les délestages et autres coupures d’électricité journalière qui sont devenu le lot des malagasy au détriment de la production déjà mis à mal par les temps qui courent. Mais qui sait, avec la signature mitigée de la feuille de route proposée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), il ya aura peut-être un éclair de mansuétude pour doter l’Ile Rouge du nucléaire ? Pourquoi pas ? On peut toujours rêver…

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  • Alf Raza 21 h 43 min le 14 March 2011 Permalien | Réponse
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    Tsunami ici et ailleurs 

    Impressionnant si ce n’est ahurissant ! A voir aux infos le tsunami qui a frappé le Japon hier, les cheveux se hérisse sur la tête. Un séisme au large de la côte nord-est du Japon a atteint une magnitude de 8,8 et a déclenché un tsunami avec des vagues de dix mètres. L’épicentre du séisme de magnitude 8,8 a été localisé à 373 km au nord-est de la capitale nippone, le foyer se trouvant à 24 km de profondeur. L’effet dévastateur des grosses vagues qui ont été filmé par la télévision japonaise est tout simplement hors proportion ! Nul doute que des ravages considérables s’en suivront avec des bilans pas du tout réjouissant.

    Pour sa part, la grande ile a été gratifiée d’une démission du Premier ministre Camille Vital, une démission qui a été remis jeudi, avec celle de gouvernement, au président de la transition Andry Nirina Rajoelina. Voilà une autre secousse d’une magnitude incertaine qui ne manquerait pas de faire des… vagues dans le microcosme politique malagasy. Reste à savoir si la puissance des secousses entrainera un clivage intéressant ou pas dans le paysage politique du moment, pour les tenants du pouvoir bien entendu. Car cette démission est la suite logique au paraphe de la feuille de route du Dr Simao finalisé mercredi, et vu le boycott des autres mouvances, reste aux signataires de se fédérer convenablement. Quoique aux dires du président de la transition, pour le poste de premier ministre, (…) « Ce ne sera pas forcément un politicien, cela peut être un magistrat, un administrateur civil, un militaire ». Tout le monde est prévenu, ce sera un technicien bardé de diplôme et de formation, pourvu d’expériences probant, profil qui sied déjà à pas mal de gens qui gravitent autour de la présidence.

    Ailleurs en Libye, face à la déferlante rébellion, Saïf al Islam, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, vient d’affirmer que les troupes loyalistes allaient lancer une offensive de grande ampleur. Il s’est même adressé aux insurgés, en assurant que l’OTAN, Washington, Paris ou Londres n’allaient « leur servir à rien » et « Je jure devant Dieu que nous allons gagner (…) La victoire est en vue ». Le vent pourrait bien tourner en Libye à l’encontre des insurgés avec les avancés des troupes fidèles à Kadhafi. Ce dernier quoi n’en démord pas, et se permet même de menacer le président français Nicolas Sarkozy, après la reconnaissance par la France du Conseil national de transition comme représentant du peuple libyen. Menace de révélation sur le financement des campagnes de Sarkozy. Tsunami en perspective ?

     
  • Alf Raza 21 h 41 min le 14 March 2011 Permalien | Réponse
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    Effort de carême pour s’en sortir ? 

    Premier jour de carême pour les catholiques du monde entier, une journée qui n’est pas passée inaperçue dans la capitale avec les élèves des écoles confessionnelles catholiques qui ont célébré le mercredi des cendres dans les Eglises de proximité. Un moment de recueillement utile car ailleurs, des chrétiens se font tuer dans l’indifférence. L’Egypte, le pays où les mouvements de rue ont renversé leur dirigeant dictateur, est le théâtre de lutte perpétuelle entre chrétiens et musulmans. Le mouvement de « libération » qui a secoué l’Egypte n’est toujours pas favorables aux minorités. Preuve en est les affrontements qui ont eu lieu mardi soir après une manifestation des chrétiens, dans l’est du Caire, qui ont protesté contre l’incendie d’une église samedi au sud de la capitale : six chrétiens coptes ont été tués et au moins 45 blessés après l’attaque par de salafistes armés, qui ont également mis le feu à des maisons et des ateliers.

    Ici ou ailleurs, ceux qui espèrent des changements dans les mouvements populaires se retrouvent toujours sur leurs derrières après l’euphorie des premiers jours de « libération ». C’est surement dans l’ordre des choses sur cette terre, les opportunistes en tout genre trouvant toujours de quoi moudre même en pleine disette. Pour sa part, la population malagasy dans cet imbroglio politique sans nom semble s’être totalement désintéressée de la « chose » politique. Car que dire des gesticulations des politicards qui se sont déplacés à Ivato ? Quand certains se bousculent au portillon pour apposer sa signature sur la fameuse feuille de route, d’autre y viennent pour faire figure d’épouvantail, poussant l’ironie jusqu’à signer … une feuille de présence sans pour autant approuver par leurs paraphes les conclusions des travaux de Sieur Simao et consort. Du grand art dans la langue de bois que se complaisent à s’échanger ces grands de la politique malagasy !

    En tout cas, la journée pieuse des catholiques risque de n’apporter que du vent dans cette sempiternelle négociation pour sortir de l’ornière de l’isolement international que la Grande Ile vit au quotidien depuis plus de deux ans déjà. Des années qui ont fait voir pas mal de paradoxes dans la conduite du pays, ne serait-ce que le sevrage de financement dont on ne cesse de rabâcher à longueur de temps et qui pourtant, jusqu’à maintenant, n’a pu mettre KO ceux que la communauté internationale comptait sanctionner. Pire, c’est l’ensemble de la population qui en pâtit à son grand dam.

     
  • Alf Raza 21 h 38 min le 14 March 2011 Permalien | Réponse
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    Mais où va-t-on exactement ? 

    Jusqu’où peut bien s’étendre le pouvoir de l’administration à Madagascar pour qu’un homme puisse être fusillé sans aucune forme de procès, mais juste au nom d’un Dina et ce pour un présumé vol de zébu ? Ca commence à bien faire dans les localités reculées où les représentants de ce que pourrait être le pouvoir central ne font figure que d’épouvantail. Il a été rapporté récemment un fait qui malheureusement tend à se répéter un peu partout dans l’ile, l’exécution pure et simple d’un présumé voleur de bœufs à Ambahibe dans la commune de Morafenobe. Ne se satisfaisant plus des lois de la république, les populations des coins isolés, las des razzias et autres vols perpétrés dans leurs localités qui restent impunis se sont rabattues vers des « Dina », des lois édictées par les communautés et qui ont réellement forces de lois le cas échéant, preuve en est l’exécution qui s’est faite à Morafenobe où l’application d’un « Dina » établi au sein de cette localité ne passe pas pour « lettre morte ».

    Quand la population ne croient plus aux valeurs et aux lois de la république pour édicter des Dina qui priment sur les lois en vigueur, c’est qu’il ya péril en la demeure. L’autorité des représentants de la république que sont les fonctionnaires de police et de justice sont bafouées si ce n’est remis en cause. Jusqu’où peut bien s’exercer cette autorité et sur qui dans ces cas là ? Car à quoi bon s’encombrer d’organe législatif, si organe il y a en ce moment, si chaque communauté édicte sa loi dans sa localité via un « dina », donnant au pays une flopée de « dina » qui différent les uns des autres mais qui se caractérisent tous par le mépris des lois déjà existantes qui doivent régir tout citoyen de la Grande Ile. Autant ériger des frontières pour chaque localités car à localités différentes des « dina » érigés en lois différents !

    Les « dina » vont au-devant de dérives, ces « dina » s’exerceront au mépris des droits de l’homme élémentaires tel le droit à la présomption d’innocence stipulé dans « la déclaration universelle des droit de l’homme » en son article 11. « Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis. ».

     
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