La Dream Team vous salue

Jouer dans la régularité, gravir les échelons, rafler toutes les mises, voilà l’exploit d’une jeune équipe de basketball d’Analamanga. La Dream team, car il s’agit d’elle, vient de gagner haut la main le titre de champion de Madagascar de basketball. Persévérance et continuité les ont conduites à ravir titre de la section, puis celui de la ligue d’Analamanga pour finir en apothéose avec celui de champion de Madagascar. Voilà de belles performances dans cette morosité ambiante, des preuves comme quoi des jeunes peuvent exceller en un rien de temps pour peu qu’on s’intéresse à eux. Les fondateurs et dirigeants de ce nouveau club ont cru aux potentiels de leurs joueurs malgré des débuts chaotiques et l’éviction de stars du basket de l’équipe pour cause de … vedettisme exacerbé. Au moins on sent que le sport peu reprendre du poil de la bête dans la Grande Ile.

Pour Madagascar, dans des disciplines sportives qui n’ont pas les faveurs de la majorité des malagasy, les sportifs persévèrent pour percer au niveau continental et mondial. Une fois de plus une discipline parmi les plus jeunes à avoir fondé sa fédération vient de briller aux firmaments africains. Le kick-boxing, un art martial toujours d’origine japonaise mais ayant connu le plein succès aux Etats-Unis vient de rafler également plein de médailles, 9 en tout, dont 2 d’or, 4 d’argent et 3 de bronze au championnat d’Afrique de kick-boxing qui s’est tenu à Libreville. Des performances époustouflantes qui peuvent relever la tête de tout malagasy qui se respecte. Décidément, pour la grande ile, les bonnes nouvelles sont là où on ne les attend pas ! Pareil pour les résultats et les performances ! A plus forte raison, seul les sports à gros budgets déçoivent, et ce depuis longtemps ! En tout cas, le sport roi n’est pas celui que l’on croit, l’or faisant défaut!

Se défaire du carcan de la tradition pourrait bien être bénéfique pour le pays si l’on veut que la Grande Ile gagne en image positive à l’extérieur, pousser à la performance plutôt qu’à la participation, rentabiliser en somme avec de …l’or à la clé. En tout cas, il n’y pas qu’en sport qui des « pratiquants » se démettent du standard pour essayer de percer loin du tutorat habituel pour exceller ailleurs, car de guerre lasse surement, une collectivité de producteurs, d’ acteurs et de réalisateurs qui se refusent à utiliser le fameux hologramme se sont décidés à se retire de la société d’auteurs pour fonder l’office malagasy du septième art. Un pied de nez bien joué à l’OMDA en tout cas.

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