Trois pour le prix d’un

Les malagasy ont été ému en septembre 2010 quand ils ont su qu’un malagasy, Jean-Claude Rakotorilalao, a été pris en otage avec un Togolais dans le Nord du Niger en même temps que quatre autres Français par Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Nombreux sont ceux qui se sont demandé ce qu’il faisait parmi ces gens là, quoique ça été surement le fruit du hasard apparemment. Ce malagasy là aurait vécu en live ce que ses compatriotes voient à travers les films sur ces « thèmes » qui foisonnent dans les vidéoclubs. Les rebondissements des transferts qu’ont opérés les ravisseurs à travers le désert pour aboutir au Mali selon les derniers renseignements auront été des plus éprouvant à n’en pas en douter. Et voilà que pendant que tout le monde était occupé ailleurs, à scruter le devenir du monde arabe, presque en catimini, Niamey, puis relayé par l’Elysée ont fait l’annonce de la libération de trois otages : Françoise Larribe, Jean-Claude Rakotorilalao et Alex Awando qui sont tous en bonne santé selon le un communiqué de la présidence française. Un souci en moins pour les sociétés Areva et Vinci-Satom, bien qu’ils ne soient pas encore sorti de l’auberge pour autant avec quatre autres français toujours aux mains des ravisseurs.

Pour l’instant, black out totale sur les conditions de leur libération. Des indiscrétions malienne et nigérienne ayant participé aux négociations ont laissé filtrer qu’une rançon aurait été payée ! Chose qui trancherait avec l’inflexibilité que veut afficher la France vis-à-vis de toute forme de terrorisme et de prise d’otage de surcroit. Alors qui aurait bien pu payer pour la libération d’un malagasy et d’un togolais ? Surement pas leurs pays respectifs qui sont à côté de leurs pompes ! A moins que ce soit les sociétés Areva et Vinci-Satom ? Mais alors elles s’en sont tiré à bon prix : trois pour le prix d’un ! Assurément, les preneurs d’otages les ont forcé la main en livrant les deux africains, deux bouches à nourrir de moins, moins de logistique à développer, et coup médiatique à la clé, tous sont « en bonne santé » ! Le tout pour augmenter la « valeur marchande » des autres otages restants, tous des français, quel coup !

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