Le monde arabe en mouvement : révolution ou fuite en avant ?

Passé le cas de l’Egypte, bientôt le tour de l’Algérie et du Yémen ? Car au Yémen également, les gens réclament le départ du président yéménite Ali Abdullah Saleh. A l’instar de la capitale, Sanaa, des milliers de manifestants, composé d’étudiants, de journalistes et de militants des droits de l’homme, se sont massé devant l’Université ont entamé une marche passant par les principales rues de la ville. Toujours dans la dynamique des mouvements populaires en Egypte, les drapeaux égyptiens étaient de la partie pour exhorter à débouter le président Saleh et sa clique. Mais ne se suffisant pas du résultat égyptien, les yéménites manifestent également pour une sécession du nord et du sud du pays, sur les tracées encore chaudes du Soudan apparemment. Le monde musulman et plus particulièrement le monde arabe sont en train de vivre des moments de mutations phénoménaux.

Mais bien malgré eux, les tunisiens qui viennent à peine de « s’émanciper » n’en sont pas encore au bout de leurs peines. Pas étonnant que le flot de candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe ne cesse d’enfler à tel point que les européens, et plus particulièrement les italiens qui subissent le plus les vagues d’immigrés clandestins s’insurgent et tentent d’endiguer le flot à la source même : ils veulent envoyer des policiers italiens en Tunisie pour couper le robinet, si ce n’est pas une tentative d’ingérence ça ! Il est vrai que rien que pour l’île italienne de Lampedusa, située à seulement 138 km des côtes tunisiennes, plus de 5.000 clandestins tunisiens ont débarqué en cinq jours ! C’est dire qu’ils sont en passe d’être submergés ces italiens !

Pour la grande ile, les immigrées au Liban tentent à qui mieux-mieux de faire le sens inverse : rentrer au pays après avoir gouté aux affres du pays des Cèdres. Un challenge pour le pouvoir en place si tant est que soit le cas. Pouvoir qui pour l’instant ne voit pas par quel bout prendre cet épineux problème. Il est sur que les libanais qui se sont démené pour faire venir ces travailleuses ne lâcheront pas de si tôt leurs … proies. La Grande ile n’est pas le premier et ne sera pas le dernier pays pourvoyeur de mains d’œuvre bon marché pour le Liban.

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