Une hausse en pousse une autre

Le bilan des violences postélectorales en Côte d’Ivoire établi par l’ONU se chiffre à 271 morts depuis la mi-décembre. Et pourtant rien n’avance, tout s’enlise dans une atmosphère délétère nullement favorable à la population ivoirienne. Les jeux insensés auxquels se livrent les deux « présidents » de ce pays enfoncent tout doucement le pays et ses habitants au bord du gouffre…financier. Les sanctions commençant à prendre effet, l’étranglement financier commence à créer le désordre à l’instar de la coupure du système électronique de compensation interbancaire, au risque de désorganiser le système bancaire ivoirien au détriment de la population quel que soit leurs penchants. Ainsi pourtant, Ouattara mise sur la défection des militaires pro-Gbagbo en cas de rupture de paiement de leurs soldes !

Au moins une chose qui tranche d’avec l’ordinaire africain, les Sud-Soudanais ont voté à 98,83 % en faveur de l’indépendance, des résultats définitifs du référendum annoncés lundi. John Garang, leader historique de la rébellion sudiste décédé en 2005 en jubilerait dans sa tombe ! Voilà donc un nouveau pays qui entre dans le concert des Nations, dans cette Union Africaine tourmentée qui ne retrouvent plus ses marques, partagée par les avis qui diffèrent au sujet des points chauds sur le continent et les affinités divergentes des dirigeants envers les leaders à problème.

En tout cas, il est prouvé que les leaders aux sièges vacillants ne se maintiennent en place que grâce au soutien de leurs armées. Ceux qui l’ont compris ont fait la moitié de leur travail pour se maintenir au pouvoir. Moubarak en a pris bonne graine et s’octroi même les faveurs des fonctionnaires avec l’annonce d’augmentation de 15% de leurs salaires. A Madagascar on l’a compris depuis les années 2000 avec les devenues traditionnelles augmentations annuelles de 10% comme cadeau de nouvel an. Charge à chaque nouvel arrivant alors de donner une touche personnelle selon son inspiration, cette année ce fut les 25% pour une certaine tranche de la population des fonctionnaires. Pourtant, cette fois-ci, résultat des courses : un renchérissement de la denrée de base du malagasy qui est le riz qui avoisine les 2000 Ariary. Evidement, la hausse du prix des autres produits de première nécessité tel le sucre, l’huile ou la farine suit de près cette «évolution ». Décidément, d’ici peu, ce sera la cata pour les ménages avec la hausse pré-annoncée du prix de l’électricité, et bientôt le prix du carburant, et puis…autant arrêter d’énumérer pour ne pas sombrer dans une dépression.

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