Les frasques perpétuelles du foot malagasy

Jean-Paul Rabier, sélectionneur de l’équipe nationale de Madagascar n’a pas fait long feu, il a été remercié pour cause de mauvaise performance de l’équipe nationale malagasy. L’équipe à sa charge a en effet pris un mauvais départ dans les éliminatoires de la CAN 2012, battue par le Nigeria (0-2) et l’Ethiopie (0-1). Son remplaçant est déjà connu ne la personne de Mosa, ancien capitaine de l’équipe nationale dans les années 1970. Ce dernier aurait fort à faire car la qualification de Madagascar pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale, est en jeu.

Déjà lors de sa prise de service dans la grande ile, l’ex entraîneur de plusieurs équipes de deuxième division française et de la sélection du Burkina Faso, Jean-Paul Rabier, était parti sceptique sur les chances des Baréas de gagner leurs matches et il a eut raison vu les résultats déplorables pour les deux rencontres. Il faut être réaliste, les bonnes performances se gagnent après des années de préparation. Les meilleures équipe africaines du moment l’ont compris depuis longtemps et s’y sont attelé depuis un long moment déjà, y mettant le paquet, commençant par les bases couplé à un bon suivi. Il faut y mettre le prix pour arriver à gagner des matches : un budget conséquent, du temps également, de bonnes motivations à la clé pour finir.

Le mal qui ronge le football est assez caractéristique de ce que subissent les sports collectifs à Madagascar. C’est côté porte-monnaie que ça coince initialement pour tomber dans le scénario banal de la mauvaise sélection et du mauvais coach au niveau national. La population malagasy est pourtant une population jeune, et il est étonnant qu’avec une telle population, les sélectionnés soient tout le temps de piètre joueurs ! A moins que les jeunes soient tous des nuls ? Mais alors pourquoi le sont-ils ? Mal encadrés depuis leurs jeunes âges surement ! Thierry Siteny Randrianasoloniaiko, le nouveau directeur du comité olympique n’aura pas la tâche facile pour promouvoir le sport à Madagascar : beaucoup de lacune à relever. Pareil pour le ministère des sports qui doit se fixer des objectifs ambitieux tels les JO, les Jeux Africains ou encore les Jeux des Îles.

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