Négociateurs du dimanche oui !

Le devoir de mémoire, cela pourrait bien correspondre à quoi aujourd’hui ? A quelques jours du 07 février, date anniversaire du fatidique jour d’hécatombe à Antaninarenina, les avis sont toujours partagés sur les tenants et aboutissants réels de ces mouvements populaires et ses conséquences. De ce qui ressort de ces évènements, l’ensemble des malagasy le vit actuellement : la quatrième république en est à ses premiers balbutiements, entravés par la transition qui se s’allonge et se prolonge à souhait diront certains. Quoiqu’il en soit, une fracture s’est faite dans la société malagasy à partir de ce moment qu’on le veuille ou non, et ce ne sont pas les fameux « négociateurs africains » qui diront le contraire. Des négociateurs qui n’en ont pas l’étoffe à priori avec ces sempiternels accords renvoyés vers d’autres et puis d’autres sans trouver grâce aux yeux des parties prenantes dans ce « conflit », si conflit il y a encore.

La énième feuille de route émise, cette fois-ci par les « négociateurs » qui n’apporte finalement pas de nouveautés extraordinaires, le tout étant déjà en place ou en passe de l’être sans pour autant faire avancer les choses. Stagnation, le mot qui ne convient même pas vu les reports sine die des rendez-vous populaires avec les urnes. Formations d’un nouveau gouvernement tant attendu et qu’on ne désespère pas de voir, on est encore loin du record belge avec un pays qui se gouverne sans gouvernement depuis des lustres ! Il est toutefois bon de reconnaitre que la résolution de la crise actuelle fut une affaire malgacho-malagasy jusqu’ici, les embrouilles des négociateurs africains n’ont eu rein de bon, et pourtant dans la feuille de route qu’ils ont soumis, ils précisent que tout conflit dans l’interprétation des dispositions de la feuille de Route sera soumis à l’arbitration de la Médiation de la SADC ! La bonne blague, ils y étaient pour quelque chose déjà avant ?

Si gouvernement il y a en tout cas dans l’ile, les quelques 960 sinistrés qui ont été enregistrés à Toliara, dans le sud de l’ile suite aux fortes pluies des deux semaines dernières, verront surement incessamment sous peu le bout de leur nez. D’autant qu’avec un premier ministre originaire de cette région, il n’y a rien à craindre : ils mettront le paquet, parole d’officier ! D’ailleurs, le bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) est entrain d’établir un bilan pour de futures actions.

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