Il n’y pas que le 1er mai qui passera à la trappe

Une décision qui reste en travers de la gorge des opérateurs dans la Grande ile est ce projet de confier « le monopole » de la téléphonie internationale à une entreprise privée. A juste titre, cette main mise entraînera à terme une augmentation du coût des communications avec l’absence de concurrence oblige ! D’ailleurs, les différents groupements économiques sont convaincus qu’à ce rythme la « libéralisation de l’économie » passera à la trappe comme la célébration du 1er mai de l’année dernière, jour censé commémorer la « libéralisation des travailleurs ».

En tout cas, la main de fer que veut exercer l’Etat dans les secteurs des hydrocarbures, des télécoms, des douanes ou du commerce se fait lourde avec la multiplication des paperasses et autres contrôles administratifs. Le contrôle des exportations avant embarquement n’est pas pour rassurer les opérateurs bien que ce soit pertinent. On dirait qu’un scénario déjà utilisé durant la période socialiste est en train de se reproduire. L’imminence du retour de « Deba » serait-il pour quelque chose ? Encore que l’éventuel retour de ce dernier soit devenu une saga à multiples épisodes.

A fortiori, les assertions du DG du trésor concernant la hausse de 25% pour le salaire minimum des fonctionnaires qui ne sera pas encore appliquée prêtent à confusion. Selon lui, l’application de cette mesure nécessite encore des études techniques spécifiques (sic) ; à croire qu’il ya eu improvisation ! D’ailleurs, des économistes émettent des réserves sur la disponibilité du budget de l’Etat pour pareil écart d’exploitation. Mais, spécificité de cette période transitoire et dont le président de la HAT n’a pas manqué de relever dans son discours du nouvel an, le régime de transition sous la houlette de Andry Nirina Rajoelina n’a pas eu à engager des emprunts, donc ne s’est pas engagé à contracter des dettes, faisant fi de la reconnaissance ou non par la communauté internationale qui a suspendu la plupart de ses aides cruciales pour « assécher » le budget de la Grande Ile.

Dans tout ça, les fonctionnaires s’en retrouvent gâtés avec leurs traditionnelles augmentations de 10%, qui se soucient fort peu d’éventuelles recettes ou pas. Contrairement aux travailleurs du privé pas sûrs d’arriver à suivre faute d’augmentation de leurs recettes en conséquence ! Des coupes sombres seront au programme pour le privé à force de subir cet étirement sur les salaires.

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