Un premier mai qui passera à la trappe

Peu d’organisation syndicale se sont prononcées concernant les « cadeaux » de nouvel an du président Andry Nirina Rajoelina. Et pour cause ! Même pour le 1er mai si cher aux travailleurs, aucunes manifestations commémorant ce jour de la fête du travail n’ont été organisées par les principaux syndicats malagasy. Vu la conjoncture actuelle, bien peu sont les regroupements de travailleurs, pour éviter l’utilisation du mot « syndicat », qui se sentent en position de négocier avec leurs patrons ou employeurs. Comment pourrait-il en être autrement avec le marasme frappant le monde économique et le monde du travail par la même occasion, une situation globalisée à travers le monde au sortir de la dernière crise financière et qui n’épargne en rien les opérateurs économiques de la grande ile.

Encore une fois, les opérateurs économiques, déjà aux prises avec un vent défavorable dans le contexte actuel, ont fait le triste constat de la recrudescence de l’insécurité à Madagascar à l’instar des grosses pointures de regroupement d’opérateurs économiques qui ont fustigé l’entrée vers une ère d’insécurité des investissements au vu des tentatives, si ce n’est le forcing, de monopole sur les secteurs clé. D’autant que l’insécurité et la recrudescence des attaques à mains armées, qui ont fait émettre une proposition des plus incongrues qui est celle d’accorder des primes de reconnaissances aux forces de l’ordre variant de 1 à 3 millions d’ariary, selon les catégories d’armes récupérées n’a pas fait écho dans le bon sens. Une proposition des plus louables mais qui sera en butte avec la principale entrave : le budget. Car il est clair que faute de moyen, les préposés à la sécurité public rament pour s’imposer comme il se doit, au grand dam du contribuable qui subissent à longueur de temps les méfaits des bandes armées qui n’hésitent même plus à opérer à visage découvert.

Les attaques de foyers se font de plus ne plus ciblées, privilégiant les personnalités en vues ainsi que les gros opérateurs de la capitale. Les bilans réels des morts ou des blessés, lors de ces attaques sont inconnus du grands public et des doutes se pointent sur d’éventuel base de donnés de l’Etat. Il est affligeant de savoir qu’on puisse mourir par une attaque de malfrats. Finalement, il s’avère que l’insécurité est au coin de la rue, prête à frapper à tout moment, venant de n’importe où, perpétrée par n’importe qui. Ce sentiment de ne plus être à l’abri est en train de miner et de saper le morale de tout un chacun, car même les « tandroka aron’ny vozona »(les cornes qui protègent l’encolure) se mettent à passer outre leur vocation initiale.

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