Une poussée vers un samedi « magnifique » par les temps qui courent?

La morosité ambiante est si pesante que pour trouver un prétexte à se divertir entre amis, c’est devenu un parcours des combattants, tant les motifs à festoyer semblent s’être dissipé pour laisser place à une léthargie fatale. Car à quoi bon s’épandre à faire la fête un vendredi plutôt qu’un samedi ou un dimanche ? « La » question que se poserait plus d’un ! Et pourtant, avec les salamalecs des premiers jours de janvier, le quotidien rattrape toujours pour ramener à la réalité. Triste sort que celui du malagasy lambda, tristement verrouillé à une situation aux lendemains incertains, avec un fond de détresse qu’ont en commun les populations des pays à problème en Afrique.

Mais quand bien même, la situation au pays est plus qu’enviable par rapport à d’autres pays, tel la Tunisie où le chaos est en train de s’édifier petit à petit. Des affrontements meurtriers entre manifestants et forces de sécurité ont d’ailleurs eu lieu jeudi à Tunis et alentour, faisant au moins trois morts. Les émeutes qui secouent le pays depuis près d’un mois ont fait pas mal de dégâts. D’ailleurs, l’état d’urgence vient d’être décrété dans tout le pays avec un couvre-feu de 18h à 6h du matin, ainsi que l’interdiction des rassemblements sur la voie publique et l’autorisation donnée à l’armée et à police de tirer sur tout « suspect » refusant les ordres qui lui sont intimés (sic).

Loin de la Grande ile, la Côte d’Ivoire s’enlise de plus en plus pour rentrer dans une spirale de violence. Les forces pro-Gbagbo ne se privent plus de s’en prendre aux militaires de l’ONUCI, ainsi des véhicules ont été brûlés ou endommagés. Alassane Ouattara non plus n’y va pas de main morte en appelant au recours à la force pour déloger Laurent Gbagbo et avance que ce dernier est en train d’importer des munitions ainsi qu’environ 3.000 mercenaires ! La guerre est imminente, mais ça risque fort de déraper pour devenir un piège pour les forces des Nations Unies. La tragédie de l’ONUSOM II (Opération des Nations Unies en Somalie II) en 1993 est une leçon à ne pas prendre à la légère, autant que le drame et les pertes qu’ont subis les américains le 03 et 04 octobre 1993 les contraignant en mars 1994, à quitter définitivement la Somalie. L’ONUCI aurait-elle les reins plus solide ? Cela reste à prouver car il ne faut pas que ces militaires oublient qu’ils ne sont pas chez eux, et qu’à la moindre riposte de leurs parts, la population pourront se liguer contre nonobstant l’existence de dissension en son sein.

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