On ne demande qu’à croire !

Vingt ans de guerre et plus de 2 millions de morts dans ce pays qu’est le Soudan ont surement attisé l’antagonisme des populations du nord et du sud, des arabes et des africains noirs. L’animosité que se sont amplifiées entre eux n’a certainement pas donné une volonté réelle aux dirigeants, des arabes, qui ont succédés aux anglais il y a 55 ans à développer le sud su Soudan le condamnant à vivre dans la misère et la faim.

Pour le président du Sud-Soudan, Salva Kiir, nul doute que la victoire des sécessionnistes soit acquise d’emblée. Le soutien massif de personnalités pour la tenue de ce référendum est une première mondiale, de Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies venu en observateur à l’ancien président américain Jimmy Carter, passant par l’acteur George Clooney ou encore le sénateur John Kerry, leur implication dans le processus est exemplaire. Le vote doit durer jusqu’au 15 janvier. En tout cas, les résultats officiels sont attendus vers le 14 février. Et à partir de cette sortie des résultats, un nouveau pays verra le jour en Afrique et dans le concert des nations bien entendu. Un nouveau pays qui vivra tant bien que mal la « transition » vers une nouvelle structure indépendante que les spécialistes pronostiquent être effective des résultats au plus tôt en juillet. Un pays qui sera mis en face de nouvelles équations : une nouvelle citoyenneté, une nouvelle tracé de la frontière assorti de la résorption la zone encore litigieuse d’Abyei, et chose cruciale le partage des revenus du pétrole !

Bref, une nouvelle épine pour l’Union Africaine à bout de souffle et pour la communauté internationale. Un pays de plus à mettre dans l’escarcelle des transitions à problème qui n’est pas près de se résorber. Car le Soudan, avec ses 36milliards de dollars de dettes ne peut faire de miracle avec cette scission. Ultime baroud d’honneur d’Omar El-Bechir, sa déclaration de prendre en charge (pour le compte du nord) de la totalité de cette dette ? Cela reste à prouver surtout que 80% de la manne pétrolière se trouve dans le sud ! L’Afrique ne sortira pas indemne de cette histoire de scission du Soudan qui risque de faire des émules, les pays à problèmes sont tout ouïe sur le déroulement des évènements.

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