Et si on n’en parlait plus ?

« Palais d’Ambohitsorohitra : 33 généraux font acte d’allégeance au Président de la HAT » titrait un quotidien de la place en relatant la visite de présentation de vœux au président de la HAT faite par les généraux nouvellement promus accompagnés du Premier ministre le général Camille Vital, des généraux membres du gouvernement ainsi que des chefs d’institution. Une visite qui sort de l’ordinaire pour ne pas dire que c’est une innovation, car anticipant sur une éventuelle présentation de vœux officielle à la Nation avec tous les corps constitués.

Un peu à contre pied, l’intervention du lieutenant-colonel Charles devant la presse lors de sa confrontation avec le chef d’état-major général de l’Armée, le général André Ndriarijaona arrive comme une comète pour finir en un flop car pensant révéler tout sans rien dire du tout. Encore un jeu d’échec pourri que se livrent les militaires et que les non-initiés n’en verront jamais les vraies teneurs.

Et la recherche de symbole, militaire, dans les cadeaux offert au président de la HAT ? Ces sabres sensés représenter le 50ème anniversaire de l’armée et le cinquantenaire à venir. Tous ces ramdams des uniformes pourraient bien avancer à quoi au point où en sont les choses ? La population est en mal de repère actuellement, surtout après les discours des deux personnalités antagonistes dans cette crise qu’on dit perdurer. Le fameux « ohabolana » (proverbe) malagasy « Izy mivady no miady ka ny ankizy avy no voatorotoro » (querelle de couple : ce sont les enfants qui en pâtissent) traduit ce que subit les malagasy dans la grande ile. Mais à la lumière des évènements de ces derniers jours, un autre vient tout de suite à l’esprit : « Adin’ankizy : maraina miady, ny hariva miombona » ( querelle d’enfants : on se chamaille le matin pour se réconcilier l’après –midi).

Eh oui, on fini par avoir le tournis avec les simagrées que se font les militaires depuis les tentatives de putsch avortés. A juste titre, le malagasy lambda commence à se lasser au risque de se détourner des « choses publiques ». Des envies de zapper sur tous ce qui est militaire se fait sentir, car sans parvenir à se mettre d’accord entre eux, ces derniers n’arrêtent pourtant pas de prendre la population à témoin sur les frasques antérieures de ses têtes galonnées. Mais ces militaires ne peuvent-ils pas redevenir « La grande muette » et qu’ils lavent leurs linges sales entre eux, sans les civils? Et qu’ils en finissent une bonne fois pour toute et qu’on n’en parle plus ?

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