Tout est « par silence »…

Citant le PAM, Programme alimentaire mondial, par l’intermédiaire de sa représentante Krystyna Bednarska, « La situation dans le Sud est très préoccupante. Même avec toutes les contributions actuelles, les besoins sont au-delà de notre capacité », on ne peut que s’étonner des réalités et du quotidien que vivent les malagasy dans cette région. Difficile De réaliser que 200 000 personnes, selon ses dires, nécessitent un besoin immédiat d’assistance alimentaire exceptionnelle. Et pourtant cela se passe dans cette même et unique ile, bien loin des priorités du pouvoir central. Vivement que les « tsena mora » arrivent dans cette région frappée par la disette selon le PAM pour palier à cette carence.

A ce qu’il parait, le 1er décembre dernier, 2 150 tonnes de denrées alimentaires en provenance des Etats-Unis ont été débarquées au port de Toliara. Reste à savoir si ces fameuses denrées arriveront à destination…en totalité ou non. La quantité est d’ailleurs dérisoire mais c’est mieux que rien ! Cela donne une moyenne de 10 kilos environ par personne pour ces « 200 000 » personnes. Un peu simpliste comme analyse mais avec le peu d’information là-dessus… on ne peut que spéculer malheureusement. A fortiori, la forte présence des gens originaire du sud, dans d’autres régions de l’ile ainsi que dans la capitale indiquerait une migration massive de sa population vers des régions plus prospère, moins vulnérable à la disette.

Survoler Tuléar et ses environs est des plus tristes, à voir le lit du fleuve Fiherenana asséché sans une goutte d’eau, on comprend ce que peut bien dire le mot «désertification ». Même les malagasy ne font pas grand cas de ce qui se passe dans le sud, ce sud longtemps considéré comme inaccessible, vu l’état des routes, et dont on connait très peut, mis à par l’aridité et le peu que relatent les livres qui sortent sur ce « sud ». Pas étonnant qu’un diplomate français, l’Ambassadeur de France de surcroit, arrive à qualifie la situation dans le Grand sud de « catastrophe silencieuse ». Mais rien d’étonnant également à cela car il n’y a pas que le sud et sa catastrophe qui reste silencieuse…

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