Allez jouer ailleurs !

Décidément, la réalité des faits est là pour démystifier les assertions de certains malagasy sceptiques qui se refusent d’être considéré comme des africains. La réalité les rattrape inexorablement telle une gifle en pleine figure. L’exemple ivoirien est des plus éloquents quand à l’appartenance de la Grande Ile à la clique africaine. Telle des vases communicants, les modes opératoires s’échangent d’un pays à un autre, en un aller-retour des plus simples, naturellement. Laurent Gbagbo a eut comme émules pas mal de « nouveaux dirigeants » du Continent noir Madagascar compris, instaurant le mode « transitoire » comme étant un modus operandi standard dans le maintien au pouvoir. On avait ainsi assisté à une forte tendance à prendre comme modèle le processus ivoirien pour gérer et sortir de la crise. Mais comble de l’ironie, on constate ces derniers jours à une inversion surprenante : la Côte d’Ivoire glisse tout doucement vers une république à …deux présidents avec tout le bazar qui s’en suive, Madagascar à fait des émules à n’en pas en douter.

A espérer seulement que dans cette fâcheuse tendance à s’échanger des procédés, l’Ile rouge ne commence à voir …rouge ! Le modèle ivoirien n’étant pas des plus favorables au vu des violentes tensions qui ont fait deux morts dans la nuit de vendredi à samedi, ainsi que des incidents sporadiques qui ont éclaté dans certaines régions. Antananarivo commence à en avoir ras le bol d’endurer à tout bout de champs vicissitudes des guéguerres politiques qui mettent la ville des Milles à feux et à sang. Il est plus que temps que ceux veulent jouer à la guéguerre se trouvent un autre terrain, un autre champ de bataille autre que la ville d’Antananarivo.

C’est lassant de voir les palais, les bâtiments publics et autres locaux privés brûler ; la politique de la terre brulée a assez fait de dégâts. Maintenant qu’on est près d’inaugurer le nouvel Hôtel de ville « flambant neuf », et qu’on commence à revoir le palais de Manjakamiadana dans la lumière de la nuit, toutes velléités d’allumer le feu des manifs et autres émeutes doivent cesser, on se doit de préserver la ville des exactions et des débordements irréfléchis. La fierté des tananariviens pour leur ville se doit de primer pour une vie meilleure, passer au-delà des faiblesses des moutons de panurges, botter en touche pour dire …allez jouer ailleurs !

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