Liberté d’expression, de vains mots ?

Même au pays des hommes libres, aux USA, l’information semble éprouver des difficultés. L’évènement qui a tant défrayé les chroniques et qui a créé des buzz monstres la semaine dernière vient d’essuyer un « muselage » de première. En effet, Amazon qui hébergeait WikiLeaks aurait semble-t-il subi certaines pressions de la part de politiques américains et aurait rayé WikiLeaks de la liste de ses clients. La publication de documents confidentiels américains commence à peser lourd sur ce dernier, d’ailleurs Joe Lieberman ne compte pas arrêter sa croisade contre WikiLeaks et appelle les autres hébergeurs à lui barrer la route. La liberté d’informer n’est apparemment pas l’apanage des grands de ce monde, même chez le « gendarme du monde », c’est une notion tout à fait relative, alors pour la Grande Ile…

A l’instar de ceux qui quittent le navire pour se ré-expatrier en Europe, WikiLeaks est finalement contraint de trouver un hébergement en Europe, sur des serveurs en Suède de l’hébergeur Bahnhof. Un subterfuge comme un autre pour échapper aux pressions et s’affranchir de toute contrainte. Autant rester dubitatif quant à l’éventuelle sincérité du communiqué des Etats-Unis qui déplore «les menaces à l’encontre des organes de presse et des journalistes » (sic) à Madagascar.

De toute manière, aux dires de l’émissaire de la SADC, Leonardo Simao, qui s’est entretenu avec toutes les parties prenantes à ce qu’il parait, un accord général pour avancer et chercher une solution pratique est dans l’air. Comme information il n’y a pas plus ambigüe pour ne pas dire sans queue ni tête. Aucune déclaration n’a d’ailleurs été faite par Leonardo Simao sur les modalités d’éventuelles discussions afin de parvenir à cet accord qu’il a avancé être sur les rails. A espérer que ce n’est pas un coup d’esbroufe de la part de l’émissaire de la SADC pour se défiler d’éventuelles demandes d’explication de la part des membres de la presse locale.

Quoi qu’il en soit, la caravane passe toujours avec la loi des finances 2011 qui a été adoptée cette semaine par le congrès de la transition avec un budget de près de 3.101 milliards d’Ariary. Le ministère des Finances et du Budget vise en tout cas à accroître de 2,8% l’économie malgache en 2011, un moindre mal en somme.

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