Stoïcisme, la philosophie malagasy

De l’effervescence dans l’Océan Indien. Voilà la future constitution malagasy sur le point d’être approuvée. Une constitution adoptant une nouvelle devise d’une autre dimension que les précédentes. « Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana », des mots censés asseoir les valeurs de la république de Madagasikara. Les résultats du referendum du 17 novembre 2010, bien que non encore officialisés, plongent déjà la majorité des malagasy dans le bain de ce que pourrait bien être la vie en VIème république.

Apparemment, les malagasy ne s’incommodent aucunement de changer de devise, chose qui , en cinquante ans, s’est fait fréquemment. Les malagasy n’ont jamais été de bons fidèles. Même dans la foi, la dualité entre la tradition animiste et la culture chrétienne arrive à faire bon ménage, laissant un gout amère d’infidélité au regard d’une partie des gens qui se disent chrétiens. Les habitants de la Grande Ile ont d’ailleurs toujours eut cette fâcheuse tendance à s’octroyer les faveurs des plus forts, quel qu’en soit la période. A croire que « se mettre du côté du plus fort » est la meilleure des devises qu’aient jamais adoptées les natifs de l’ile. Du temps de la royauté, en passant par la colonisation, ainsi que la succession des pouvoirs lors des républiques successives, l’allégeance aux courants, tendances et partis politiques au pouvoir est monnaie courante pour bon nombre de malagasy. Ces « années d’indépendances » ont d’ailleurs vu des politicards qui ont louvoyé de parti en parti partant du parti PSD, en passant par le parti AREMA, les Hery Velona et autres TIM pour épouser la cause TGV tout naturellement, sans aucuns remords.

La forte endurance du malagasy à traverser les différentes républiques sans coup férir est des plus surprenantes, même les « spécialistes » de la Banque Mondiale ne trouvent pas les mots pour expliquer cette résistance malgré la crise qu’on dit s’étaler dans le temps à Madagascar. En réalité, les malagasy ont su rester stoïque face aux agressions de la vie à travers les siècles. Un stoïcisme les protégeant contre les vicissitudes des politiques successives qui se sont exercées dans la Grande Ile ces siècles derniers.

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