Diam’s au pays de la transition

11 novembre, une date qui s’éloigne de plus en plus de la mémoire des malagasy. L’armistice, fut en effet signé le 11 novembre 1918, signifiant la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918), une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d’estropiés. Mais pour la Grande Ile, le 11 novembre 2010 s’apparente à un lendemain de jour de « surchaud » ou plutôt de sursaut des partisans des trois mouvances. Les esprits se sont échauffés avec la récente l’interdiction du préfet de police de la manifestation des trois mouvances prévue se tenir hier après-midi.

Cette fois-ci, la tension a monté d’un cran avec un bilan provisoire faisant état de deux voitures brulées, quelques arrestations, une dizaine environ, et des camions pleins de militaires de l’EMMOREG qui quadrillent certains quartiers de la ville d’Antananarivo. Le tout rendant encore un peu plus pesant l’atmosphère déjà lourd due à l’absence de pluie. A J-6 du référendum, tout ce remue ménage en laisse plus d’un perplexe : le rendez-vous tiendra toujours ou pas ? A chacun sa version en tout cas, toujours est-il que pas mal de hauts dirigeants de la transition s’évertuent à battre le pavé pour convaincre la population de la pertinence du « oui » lors du fameux référendum.

La guéguerre de communication entres les « pour le oui » et les « contre le oui » entrera dans sa dernière semaine fatidique avec à la clé, si la situation le permet, un plébiscite certain en cas de victoire du oui. Car comment peut-il en être autrement avec les appels du pied de certains groupements poussant Andry Nirina Rajoelina à briguer la magistrature suprême malgré ses anciennes déclarations, malgré ses dénégations du début.

Qu’à cela ne tienne, Diam’s n’a pas hésité à venir pour un spectacle entrant dans le cadre de la célébration du premier anniversaire du câble Lion. Diam’s, cette petite reine du rap français profite même de son séjour pour présenter son grand projet humanitaire dénommé « Big Up Project ». Un projet consistant à protéger les enfants défavorisés en Afrique. Que d’effort louable pour un séjour relativement court, mais comme on est habitué à écouter des promesses, on reste relativement prudent quant à la réalisation de pareil projet.

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