Ils sont surement tombés sur la tête…

La force anti-piraterie de l’Union Européenne siégeant à Bruxelles vient d’informer qu’un navire comorien est entre les mains de pirates, probablement Somaliens, avec vingt neuf personnes sont à bord dont quatre ressortissants malgaches. Cette prise d’otage par des pirates somaliens a été perpétrée mercredi entre Moroni et Dar-es-Salam. Quelle mouche a bien pu pique ces pirates pour « taper » plus malheureux qu’eux ? Car il est plus qu’évident que les Comores n’ont pas les moyens de mettre fin à cette prise d’otage.

Depuis quelques temps, à force d’être acculé par la force anti-piraterie, les pirates se sont déportés de plus en plus vers les eaux malagasy et comoriennes, des zones où ils savent ne pas être trop inquiété vu la faiblesse des forces navales des deux pays. De là à ce qu’ils se mettent à faire de réelles incursions sur les côtes, il n’y a qu’un pas ! Car avec d’aussi maigre butin que peuvent être les cargaisons comoriennes ou malagasy, il se peut que l’idée leur vienne d’attaquer dans les …terres.

Mais, c’est tout de même hypothétique dans l’état actuelle des choses, déjà que les malagasy ont encore d’autres chats à fouetter. Les attaques de l’intérieur se font de plus en plus présentes, rien que du côté d’Andranonahoatra Itaosy, jeudi, l’annexe de la JIRAMA a été victime d’un hold-up perpétré par des hommes en armes. De même pour la CECAM aux 67Ha Sud qui a été attaquée par des hommes armés de Kalachnikov. Des témoins ont même affirmés avoir reconnu l’un des malfaiteurs, qui ont opérés à visages découvert, comme étant un policier de la circulation du coin pour l’attaque à Itaosy !

Des faits sont même tombés dans le banal, tel le mouvement des enseignants chercheurs à l’université, ou les sursauts du syndicat des médecins fonctionnaires de Madagascar qui prévoit d’organiser des manifestations syndicales dans les prochains jours. Autant faire impasse du sit-in des femmes devant le tahala Rarihasina qui se plaignent de se trouver en difficulté financière en raison de la crise actuelle. Car on ne peut que rester scéptique face aux évènements des derniers jours, telle le détournement d’une cargaison de pierres industrielles son opération d’exportation vers la Chine qui n’aurait pu se faire qu’avec des complicités à grande échelle, de grande envergure donc. Décidément, les gens sont tombés sur la tête ces derniers temps.

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