Madagascar en mal d’armes?

On ne sait trop que penser de la proposition d’un opérateur économique ayant participé à l’assemblée générale des chambres consulaires africaines à Ivato de vendre des armes a Madagascar. Des propos qui ont été rapportés par le président de la chambre des commerces et de l’industrie Martin Rakotozafy. L’entreprise Lacroix Défense & Sécurité, spécialisée dans les services pyrotechniques et matériels de défense a émis le souhait de nouer des contacts avec des sociétés de même activité ou du moins des entités ayant des besoins en équipements et matériels de défense. Un clin d’œil aux forces armées, la police ou la gendarmerie.

Peut-être que le contexte s’y prête ou bien est-ce juste une action commerciale comme une autre pour cette entreprise, toujours est-il que l’on reste dans l’expectative quant a l’opportunité de pareil offre. Déjà qu’on a fort a faire pour endiguer les actes de banditisme qui se font de plus en plus violent, sans parler de la recrudescence du trafic d’armes a feu dont on ne pas sait trop la provenance…La prudence est plutôt de mise pour éviter de faire monter de plusieurs crans cette situation d’insécurité qui prévaut actuellement dans le pays.

Au fil des événements, on ne peut que supposer que les armes de guerres qu’utilisent les malfaiteurs actuellement proviennent en fait des forces de l’ordre eux mêmes. Comment ne pas y croire quand on sait que même des armes saisies suite à une introduction illicite dans le territoire malagasy se font subtiliser au nez et a la barbe des forces de l’ordre eux mêmes, avec la complicité de certains de leurs éléments.

Autant faire fi de toute velléité d’accéder a pareille sollicitation, car a coup sur tout deviendrait immaitrisable et on foncera tout droit contre le mur. Déjà que les actes de banditisme se font de plus en plus meurtrières, les forces de l’ordre tout autant que la population payant presque toujours un lourd tribut. Faits avérés avec la récente fusillade à Mahamasina entre malfaiteurs lourdement armés et les gendarmes, ayant laissée un mort sur le tapis côté force de l’ordre. Cette sourde rumeur de déstabilisation de la capitale avec l’apparente intensification des actions de l’opposition à quelques jours du referendum n’est pas pour arranger les choses, loin de là. Le jeu d’échec entre la CUA et l’opposition quant à l’attribution d’un lieu de manifestation est à double tranchant, rajoutant de l’eau au moulin de l’un tout en sapant la notoriété de l’autre.

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