Éduquer, oui mais avec quels moyens ?

Les déboires politiciens de ces dernières années laissent planer le doute sur la pleine capacité des malagasy à gérer leurs destinées. Comment pourrait-il en être autrement en l’état actuel de l’éducation ? Avec les tâtonnements sur les programmes, les langues d’éducation et tout le bazar qui s’en suit, il coule de source que l’on s’y retrouve à peine.

D’ailleurs, depuis que le principe de la gratuité de éducation à foutu le camp, pas mal d’enfants en âge d’être scolarisé se retrouvent à la rue faute de moyen pour les « scolariser ». Il faut comprendre que pour un foyer de deux ou quatre enfants, même le minimum des frais d’inscription dans une école publique est loin d’être évident, d’autant que c’est à payer cash de suite s’il vous plait. Autant ne plus parler des frais du FRAM que les parents d’élèves se doivent de s’acquitter également pour une éducation décente de leurs progéniture dans une école publique.

Mais tout ça pour arriver à quoi ? Avec des revendications par-ci des revendications par là, les ribambelles d’inégalités, des droits non respectés, des promesses non tenues et bien d’autres encore qui alimentent les feuilles de choux depuis quelques temps, il semble dérisoire de croire que la scolarisation est une voie à suivre pour un développement humain convenable.

Déjà, rien que pour cette fin d’année, les nouveaux Bacheliers se retrouvent confrontés à une nouvelle problématique qui les dépasse : le SECES et ses facéties. Ce Syndicat des Enseignants-Chercheurs de l’Enseignement Supérieur se retrouve à couteau tirée avec son ministre de tutelle, et le bras de fer entre les deux est monté d’un cran avec le risque d’avoir une année universitaire de perdue. Une bataille qui s’annonce dure au vu des coupes sombres opérées au sein de ce syndicat même avec l’élimination, logique, de ceux « rangés » dans le giron du ministre. Et dans cette bataille, le CECES n’y va pas de main morte ! Fustigeant le pouvoir en place sur les récentes décisions d’instaurer les séries S et L dans l’enseignement secondaire.

En tout cas, on retrouve de plus en plus « d’érudits » monter au créneau pour se positionner dans l’échiquier politique malagasy, qu’ils soient jeunes où moins jeunes, un certain ras-le bol peut-être sur ce qui se passe, ou une envie tout court de participer…d’y mettre leurs grains de sel, allez savoir !

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