« Fasimainty », les grains qui grippent le mécanisme

Madagascar ne fera pas exception sur les généralités qui prévalent sur les scènes internationales. Rio Tinto a ce qu’elle a comme casseroles qu’elle traine depuis ses débuts. N’en déplaise aux écolos et consorts, elle continue, vaille que vaille à extraire les minerais des mines « rentables » à travers le monde. Les conflits sociaux, ça les connait et bien que les signes de mécontentement se pointent à l’horizon, sur les différents sites qu’exploitent ce multinational, ces différents entre employeurs et salariés, population autochtone sont quasi récurrents.

Dernièrement, l’usine de Mandena a été fermée par un barrage de manifestants. Les responsables du QMM ont précisés que ce ne sont pas leurs employés qui érigent ces barrages. Rio Tinto QMM, dans sa campagne médiatique, a même précisé que le blocage par l’association Fagnomba en continu de la mine mettra en péril cet exploitation entraînant à terme la fermeture « définitive de la Société » (sic). Les multinationales n’ont pas leurs pareils dans les batailles médiatiques, les communiqués sont savamment distillés pour émouvoir, apeurer, culpabiliser à souhait. Mais qu’en sera-t-il des revendications de ceux qui bloquent l’usine ? Apparemment, c’est subsidiaire.

De toute manière, la « contremesure » a été lancée car une nouvelle association s’est créée pour contrecarrer le mouvement de l’association Fagnomba, du grand art, éprouvé à travers le monde, tout en finesse. De toute manière, dès le début, on savait que le ce rififi à propos de recrutement local et d’achats locaux est voué à être stérile. Il est rare de trouver des régions minières, et surtout dans des pays au développement hypothétique, où la population autochtone puisse profiter réellement des retombés des extractions. Rentabilité et rendement oblige, recruter ailleurs où c’est plus qualifié et disponible de suite, s’approvisionner là où il y a de la quantité et de la qualité combinées est des plus logiques. Les promesses initiales resteront des promesses, au nom du la rentabilité.

C’est un problème qui ne concerne pas que QMM, le même grabuge s’est produit à Toamasina, à quelques détails près. Et ce n’est pas près de se terminer avec les autres projets en cours, le fer, le pétrole, l’uranium et bien d’autres encore. Malheureusement, les régions à fort potentiel minier sont généralement à faible capacité humaine et matérielle. La vie est ainsi mal faite…

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