La presse et ses turpitudes

Une nouvelle fois, un représentant de l’ordre français se fait épingler par une vidéo traitre. Une vidéo montrant un journaliste de Canal+ , Thierry Vincent, malmené par un CRS alors qu’il avait présenté sa carte de journaliste, le 12 octobre, circule en effet et commence à faire des vagues. Sur la vidéo, accessible sur le site Post.fr, on peut voir un journaliste ayant fait état de sa qualité aux CRS, se faire bousculer et prendre plusieurs coups de matraque dans les jambes!
Sans jouer dans l ‘amalgame, on n’est pas loin des débordements de ce conseiller militaire français du chef d’état-major de l’armée de terre togolaise qui s’est ridiculisé dans ses faits et ses propos au Togo en tançant un journaliste l’ayant pris en photo, tout en ignorant avoie été également filmé.
Même pour des pays qui s’enorgueillissent de respecter la presse, le métier de journaliste n’est pas un sinécure. Voilà qu’en un seul trimestre, deux faits se produisent allant à l’encontre de ce principe, mettant dans l’embarras l’État français. Encore que, embourbé dans ce méli-mélo géant de la réforme des retraites, grèves et consorts, pareil incident donne du blé à moudre pour la presse et rajoute de l’eau au moulin des opposants à fortiori. En tout état de cause, la sixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites est prévue se tenir le mardi 19 octobre suite a la réunion de l’intersyndicale à Paris. Le bras de fer continuera donc, mettant de plus en plus dans l’embarras la population française.
En tout cas, l’envergure des manifestations est loin d’être comparable à ce qui se passe dans la Grande Ile, les grèves sporadiques des différentes entités semblent être comme feux de pailles. Le pouvoir en place semblent bien avoir trouvé sa martingale pour étouffer dans l’œuf toute velléité de rébellion. Même l’ancien premier ministre Tantely Andrianarivo, qui a débarqué à l’aéroport d’Ivato, mercredi, a opté pour la prudence et la sagesse en marchant sur des œufs, à lui de déclarer  « j’arrive aujourd’hui, non pour chercher un poste ou assumer une quelconque responsabilité mais pour mieux comprendre les soucis et souhaits du peuple »(sic) . Des propos qui ne cadrent pas avec le contexte politique dans le pays.
Quoiqu’il en soit, fort des prestations de ces derniers jours, le président de la CENI a affirmé que les listes électorales provisoires sont prêtes, ainsi que les cartes électorales qui ont été imprimée et sont fin prêtes à être distribuées. Pas de couacs en somme, la caravane passera.

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