En ordre dispersé

La mésentente qui perdure depuis plus d’une dizaine de mois dans la Grande Ile n’est pas près de se résorber au vu des soubresauts sectoriels qui secoue la vie sociale et politique du pays. Autant ne plus parler de consensus et autres termes auxquels aucune finalité satisfaisante ne semble pointer le nez. La vitesse supérieure est déjà enclenchée par le pouvoir de transition avec la désignation des membres ainsi que de la mise en place, effective, des deux chambres. Il en est de même de l’installation des membres du Conseil supérieur de la transition.
La tenue du référendum est inéluctable au train où vont les choses, et ce malgré les déclarations, et qui restent des déclarations d’ailleurs, sur les oppositions à la tenue de cette consultation nationale. Avec la propagande référendaire qui bat son plein, l’absence des partisans du « non » se fait pesant, laissant penser à une victoire de facto du « oui ». D’ailleurs en l’absence de sondage sérieux sur le sujet, pour le moment, cette victoire est considéré comme acquise.
Un peu surprenant, les revendications et autres contestations localisées qui se font ici et là, à l’instar du parti AREMA par le biais de René Ramanana, coordonnateur de l’antenne provincial d’Antananarivo, qui a déclaré ne pas prendre part au Parlement de la transition dont les membres. Ou encore pour les anciens parlementaires TIM élus dans la région du Vakinankaratra qui ont annoncé s’opposer à la tenue du référendum qu’ils qualifient de décision unilatérale prise par la HAT.
Dans un tout autre ordre, le bureau du SMM qui vient d’annonce, à travers un communiqué, que la plupart de ses membres s’opposent à la proposition du président de la HAT, la tenue d’une assemblée générale dans les prochains jours serait envisagée en vue d’adopter une nouvelle position. Sans compter les agents ministère de l’économie qui revendiquent le paiement de leur prime de motivation au même titre que les agents du département finances.
On dirait que chacun essaye de tirer la couverture à soi, sans considérations aucunes pour les autres. Et voilà qu’un Conseil des anciens, avec le pasteur Paul Ramino, Guy Ratrimoarivony et Juliette Ratsimandrava brouille les cartes une nouvelle fois en se réunissant avec les membres de la CNOSC en vue de relancer le dialogue inclusif entre les différentes entités politiques. Sans compter le Professeur Raymond Ranjeva, qui fera une déclaration sur la situation politique actuelle du pays, ou encore le retour probable d’un exilé en la personne de Tantely Andrianarivo.

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