Psychose ou ersatz?

Stigmatisés par les attentats du 11 septembre, les américains ont décidé de jouer la carte du partage d’information pour lutter efficacement contre le terrorisme. Ainsi, les États-Unis ont diffusé une invitation à leurs ressortissants à redoubler de vigilance face à des risques potentiels d’attentats en Europe, notamment lorsqu’ils visitent des sites touristiques ou empruntent des moyens de transports très fréquentés. Encore un peu et ils auraient déconseillés purement et simplement ses citoyens de se rendre en Europe.
Dans ce psychose d’attentat, La tour Eiffel ainsi que la cathédrale Notre-Dame de Paris en France ou la gare centrale de Berlin en Allemagne sont parmi les lieux les plus fréquentés en Europe, à ceux-là s’ajoutent la tour de télévision de l’Alexanderplatz ou le célèbre hôtel de luxe Adlon, près de la Porte de Brandebourg à Berlin dans la capitale allemande, et se retrouvent donc sur la liste de cibles de possibles attentats.
Le récent prise d’otage, au Niger, de sept personnes dont un malagasy sur le site d’extraction d’une entreprise française AREVA par l’Aqmi semble être un élément déclencheur de cette psychose d’attentats. La France ayant également besoin de jeter en pâture à la presse d’autres sujets et créer une diversion afin de dissiper les malaises sociaux encore irrésolu jusqu’à maitenant. Ainsi, elle a sauté sur l’occasion pour s’étaler de long en large sur le sujet. D’ailleurs en Allemagne, le ministère de l’Intérieur a déclaré ne pas modifier son évaluation des risques dans le pays: Il n’y a « toujours pas d’indications concrètes d’attentats imminents » ( sic)en Allemagne. La Commission européenne s’est déclarée quant à elle surveiller la situation. En Autriche, la menace terroriste reste inchangée par rapport aux semaines et mois précédents.
Le maintien du niveau d’alerte au rouge face à la menace terroriste en France est un peu prématuré par rapport aux appréciations des pays voisins. L’Italie tout comme l’Allemagne, en tout cas, ne veulent pas céder à la psychose et ont indiqué qu’elles restaient vigilantes, sans plus. Dans cette foulée, la Commission européenne a demandé aux autorités américaines de lui fournir plus de détails sur les informations ayant soulevés cette alerte au terrorisme.
Même dans les pays de l’Union, les avis semblent partagés, de même pour les actions entreprises qui pour l’instant n’ont aucune commune mesure.

Publicités